Les nouveaux indicateurs économiques en vogue

Longtemps centré sur le Produit intérieur brut (PIB), le débat économique fait peu à peu place à de nouveaux indicateurs pour mesurer la création de richesse.

Si l’analyse fondamentale des entreprises cotées en bourse s’appuie de plus en plus sur les critères environnementaux, sociétaux, et de gouvernance, la macroéconomie n’est pas en reste non plus. Découvrons ensemble la nouvelle génération d’indicateurs économiques.

Une adoption récente, des créations souvent anciennes

La prise de conscience écologique des dernières années semble avoir mis les économistes face à leurs responsabilités. Dans un monde aux ressources limitées, peut-on vraiment envisager une croissance illimitée de la production de biens et de services ?

Face aux contradictions des indicateurs économiques traditionnels définis par le célèbre « carré magique » de Kaldor (aux quatre coins duquel se trouvent la croissance économique, le plein emploi des facteurs de production, les comptes extérieurs, et la stabilité des prix ; mesurés respectivement par le PIB, le taux de chômage, la balance commerciale, et les indices d’inflation), les économistes ont intégré au fil des ans de nouveaux indicateurs économiques non-financiers.

Indicateur économique alternatif le plus célèbre et le plus emblématique, l’Indice de développement humain (IDH) créé par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) en 1990 ne date pas d’hier. En effet, si le débat refait surface aujourd’hui, la plupart des indicateurs économiques alternatifs aujourd’hui remis au goût du jour n’ont rien de vraiment nouveau.

Les nouveaux indicateurs économiques vedettes du XXIème siècle

Espérance de vie en bonne santé, efforts de recherche, inégalités de revenus, satisfaction dans la vie, empreinte carbone, ou encore artificialisation des sols, les nouveaux indicateurs de richesse reflètent un vrai changement de mentalité au sein de la population et de ses dirigeants.

Si le PIB se concentrait sur des critères purement financiers quitte à voir la réalité économique avec des œillères, les nouveaux indicateurs élargissent le champ de vision des analystes, quitte à brouiller les repères. En effet, sur quels indicateurs faut-il désormais baser ses analyses fondamentales pour investir sur les marchés financiers ? Faut-il continuer à suivre les indicateurs traditionnels, ou faut-il miser sur la nouvelle génération d’indicateurs ?

Une chose est sûre, changer d’indicateurs revient à redéfinir les points de repère du marché, et donc les valorisations des actifs financiers qui le composent. Pour savoir quels indicateurs impactent aujourd’hui les marchés, il suffit de suivre l’effet de leurs publications sur les cours boursiers. Plus leur impact est fort, plus ils sont suivis. À observer les dernières réactions des investisseurs, il semble donc que l’inflation soit aujourd’hui au centre de l’attention.

Sur le court terme, les indicateurs traditionnels du « carré magique » restent donc pour l’heure prédominants. Tout changement de comportement pourra toutefois être scruté attentivement, car de nouvelles opportunités de Trading pourraient apparaître en cas de changement de comportement des investisseurs.

Comme toujours, savoir anticiper correctement les changements de comportement des investisseurs pourra conférer un avantage décisif, mais attention tout de même à ne pas avoir raison trop tôt.

 

 

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