"Dans quelle mesure les États seront-ils capables de développer le potentiel économique de la nouvelle génération ? » Pour répondre à cette question, la Banque mondiale lance un nouvel indicateur : l’Indice de capital humain (ICH). Découvrons-le ensemble.

Qu’est-ce que l’Indice de capital humain ?

L’Indice de capital humain compare la productivité future d’une génération par rapport à ce qu’elle serait si cette génération bénéficiait de conditions d’éducation et de santé optimales.

Pour ce faire, l’ICH tient compte de trois grands critères : la mortalité infantile (taux de survie jusqu’à l’âge de 5 ans), la qualité de l’éducation (nombre d’années scolaires et qualité des enseignements), et la santé (retard de développement chez les enfants et taux de survie à l’âge adulte).

La combinaison de ces critères donne une valeur comprise entre 0 et 1. Plus l’indice s’approche de 1, plus le pays offre de bonnes conditions d’éducation et de santé à sa population, et plus sa nouvelle génération devrait être productive.

Si un État possède un ICH de 0,6, cela signifie que la productivité économique de la plus jeune génération, une fois adulte, sera de 60% de ce qu’elle aurait pu atteindre dans des conditions d’éducation et de santé optimales Dit autrement, le pays perdra 40% du potentiel économique de cette génération.

Le capital humain, un moteur de croissance

La création de l’Indice de capital humain illustre un changement de perspective voulu par la Banque mondiale. Désormais, les États ne sont plus seulement incités à investir dans des infrastructures physiques (routes, ponts, aéroports), ils sont aussi poussés à investir dans leur population, à travers l’éducation et la santé.

L’ICH incite donc les États à faire des investissements dans leurs systèmes scolaires et de santé avec une promesse de bon sens : un individu éduqué et en bonne santé sera plus productif et plus apte à relever les défis économiques de demain.

Nouvel indice, nouveau classement

Sur 157 pays recensés, l’Asie arrive largement en tête du classement avec Singapour (0,88), la Corée du Sud (0,84) et le Japon (0,84). En queue de classement, le continent africain ferme la marche avec le Sud-Soudan (0,30) et le Tchad (0,29). La France arrive en 22ème position avec un indice de 0,76, derrière l’Italie (0,77) et le Portugal (0,78), mais devant les États-Unis (0,76).

Au niveau mondial, « 56 % des enfants nés aujourd’hui seront privés de plus de la moitié de leurs revenus potentiels à l’âge adulte », une perte de richesse dramatique que la Banque mondiale compte bien limiter avec la publication de cet Indice de capital humain.

Bien qu’imparfait, le produit intérieur brut (PIB) est à ce jour l’indicateur économique le plus suivi pour mesurer la richesse d’un pays. Dans la lignée de l’Indice de développement humain créé dans les années 1990, l’Indice de capital humain lancé aujourd’hui par la Banque mondiale doit permettre de mieux mesurer l’efficacité de la machine économique. Un simple changement d’indicateur aura-t-il le pouvoir d’influencer les prochaines prises de décisions économiques ? Si tel est le cas, les secteurs de l’éducation et de la santé pourraient être des secteurs porteurs.

 

 

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