Abréviation de « British Exit », le Brexit désigne le processus de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Voici un résumé des informations à connaître pour bien comprendre ce sujet d’actualité.

Les dates clés du Brexit

Le 23 juin 2016, plus de 30 millions de citoyens britanniques s’exprimaient à 51,9% en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne avec une participation record supérieure à 72%. À l’occasion de ce référendum, l’Angleterre et le Pays de Galle se positionnaient en faveur du Brexit, contrairement à l’Écosse et à l’Irlande du Nord favorables à l’Union européenne.

Quelques mois plus tard, le 29 mars 2017, la procédure de sortie était déclenchée. À compter de cette date et en vertu de l’article 50 du Traité de l’Union européenne, deux années permettent à Londres et à Bruxelles de négocier la sortie effective du Royaume-Uni prévue le 29 mars 2019.

Dans le cas où l’Union européenne et le Royaume-Uni parviendraient à un accord, une période de transition s’étendrait alors du 29 mars 2019 au 31 décembre 2020 afin de préparer une nouvelle ère de collaboration à compter du 1er janvier 2021.

Les enjeux du Brexit

Trois points clés concentrent l’essentiel de l’attention : les montants que le Royaume-Uni devra verser à l’Union européenne avant son départ (environ 50 milliards d’euros), le statut des citoyens européens installés outre-Manche, et le statut de la frontière entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord.

Au-delà de ces questions de fond, l’enjeu est aussi pour l’Union européenne de montrer qu’elle a du bon et qu’il n’est pas si facile de la quitter. Depuis le début des négociations, les États membres font donc bloc derrière le négociateur en chef Michel Barnier. Avec la sortie du Royaume-Uni, plutôt réfractaire aux projets d’intégration européenne, les États membres perçoivent une opportunité de réformer l’Union.

Côté britannique, Theresa May aimerait conserver les avantages du marché commun tout en s’éloignant le plus possible des contraintes associées à l’Union européenne, mais pour l’heure Bruxelles se refuse à accepter cette offre « à la carte ».

L’échec du Plan Chequers

Pour tenter d’unir les différents courants politiques britanniques, Theresa May a organisé en juillet dernier un rassemblement ayant donné lieu à une proposition britannique concrète : le Plan Chequers. Cette union sacrée n’aura cependant pas fait long feu.

Quelques jours plus tard, le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson et le secrétaire d’État en charge de la question du Brexit David Davis quittaient le gouvernement pour exprimer leurs désaccords. Puis, en septembre, l’Union européenne rejetait sèchement ce projet d’accord, jugé « inacceptable ».

Au vu des positions très arrêtées des négociateurs, un échec des négociations devient chaque jour un peu plus probable. S’il venait à se réaliser ce scénario de « no deal » pourrait déboucher sur plusieurs options : une sortie sans accord du Royaume-Uni de l’Union européenne, une extension de la période de négociation en vertu de l’article 50, voire la tenue d’un nouveau référendum.

 

 

 

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