Nous sommes le 7 février 1992 lorsque les ministres des Affaires étrangères de la Communauté Économique Européenne (CEE) se retrouvent aux Pays-Bas pour discuter d’une possible union monétaire européenne. Réunis dans la ville de Maastricht, les 12 pays-membres s’apprêtent à signer le traité qui lancera la mise en place de l’Union européenne contemporaine : le traité de Maastricht.

Entré en vigueur en 1993, ce traité reprend le volet de politique économique et monétaire de la précédente CEE, et y ajoute un objectif fondamental : la création d’une monnaie unique afin de faciliter la coordination des politiques économiques européennes.

Si le nom « euro » ne sera officialisé qu’en 1995, il est d’ores et déjà prévu de placer cette nouvelle monnaie sous la supervision d’une banque centrale : la Banque Centrale Européenne (BCE) dont le rôle sera d’assurer la stabilité de la devise et la préservation du pouvoir d’achat qu’elle octroie.

Union européenne et zone euro

La BCE succède en 1998 à l'Institut Monétaire Européen (IME) qui travaillait depuis 1992 au renforcement de la coopération entre les banques centrales nationales et à la coordination des politiques monétaires nationales en vue de l’adoption de la future monnaie unique.

Installée à Francfort en Allemagne, la BCE coordonne la politique monétaire europé enne avec les 19 banques centrales nationales qui depuis le 1er janvier 1999 utilisent l’euro comme monnaie officielle. Elle soutient le développement durable de ses pays membres, un développement fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix avec une cible d’inflation à 2%.

26 ans après le Traité de Maastricht, sur les 28 pays membres de l’Union européenne en 2018, 19 ont effectivement rejoint la zone euro (aussi appelée Eurosystème). Tous les membres de l’Union européenne ne sont donc pas membres de la zone euro, 9 d’entre eux échappent à la supervision de la BCE.

Pouvoirs régulateurs de la BCE

Dans le cadre de sa lutte contre l’inflation galopante et pour la croissance durable, la BCE détient le pouvoir, à l’occasion de ses annonces périodiques, de réviser les taux directeurs de l'Eurosystème.

Au-delà de ce pouvoir, la BCE peut conduire des opérations sur devises étrangères (dont elle possède d’importantes réserves), gérer les réserves officielles de change des pays participants, promouvoir le bon fonctionnement des systèmes de paiement et transfert, autoriser l’impression d’euros aux pays participants et collecter les données nécessaires à l’accomplissement de ses missions en partenariat avec les banques centrales nationales.

Les annonces périodiques de la BCE ont lieu chaque début de mois à l’issue des réunions du conseil des gouverneurs. Ces réunions rassemblent les 19 présidents des banques centrales nationales et sont présidées par le directoire de la BCE, lui-même composé de 6 membres nommés par le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, pour un mandat de 8 ans non renouvelable. Le président Mario Draghi et le vice-président Vítor Constânci font partie du directoire de la BCE. Les conférences de presse lors desquelles les “annonces de la BCE” ont lieu sont largement suivies par les investisseurs car leurs impacts peuvent être soudains et de grande ampleur.

 

 

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