Institutions publiques indépendantes des gouvernements, les banques centrales gèrent la politique monétaire d’un État ou d’une zone monétaire. Elles veillent à la masse monétaire en circulation mais d’autres objectifs comme la stabilité des prix ou le plein emploi figurent également au rang de leurs missions. Qu’elles mènent des politiques monétaires accommodantes ou restrictives, les banques centrales font depuis quelques années la pluie et le beau temps sur les marchés financiers. Pour bien comprendre leurs effets sur les marchés, voici quelques éléments clefs.

Les taux directeurs

Si les banques centrales disposent de plusieurs outils pour remplir leurs objectifs, leur atout majeur reste la gestion de taux d’intérêts appelés taux directeurs. En effet, afin d’augmenter ou de réduire la quantité de monnaie en circulation, les banques centrales peuvent récupérer ou fournir des liquidités aux banques commerciales.

Le taux de refinancement correspond au taux auquel les banques centrales prêtent des liquidités aux banques commerciales. Le nom de ce taux peut varier en fonction des zones monétaires mais son mécanisme reste le même, il prend ainsi le nom de taux REFI pour la Banque Centrale Européenne, ou celui de taux REPO pour la Réserve fédérale américaine.

Le taux de rémunération des dépôts, aussi appelé taux de facilité de dépôt, correspond quant à lui au taux auquel les banques commerciales peuvent placer leurs excès de liquidité auprès des banques centrales. Il impacte directement les performances de nos livrets bancaires comme le livret A.

Enfin, le taux d’escompte est utilisé sur le marché monétaire pour les prêts à très court terme. Pour ce type de prêts, les intérêts d’emprunt sont déduits du versement initial au lieu d’être ajoutés au remboursement de l’emprunt comme ce serait le cas pour un prêt classique.

Les rendez-vous des banques centrales

Au cœur du système bancaire, les décisions de révision des taux directeurs ont des effets directs sur la valorisation des actifs et produits financiers. Il est donc primordial pour la bonne santé de l’économie et le bon fonctionnement des marchés financiers de piloter finement leur évolution, et de communiquer sur une base régulière et standardisée.

Aux États-Unis, les conférences de presse du Federal Open Market Committee (FOMC) sont tenues par le président de la Reserve fédérale américaine quatre fois par ans. Lors de ces interventions, une première partie est dédiée au discours du président tandis qu’une seconde est consacrée à l’échange avec la presse.

Sur le même modèle, mais sur une base mensuelle, la Banque Centrale Européenne organise chaque premier jeudi du mois sa conférence de presse à la suite des réunions du Conseil des Gouverneurs.

Ces rendez-vous clefs des banques centrales sont complétés par des communiqués publiés à l’issue de diverses réunions de politique monétaire : les « minutes ».

Politiques monétaires atypiques

En 2008, la bulle des produits structurés en tranche (CDO, CDS) adossés au marché immobilier américain éclate et provoque une onde de choc sur les grandes places financières mondiales. Plusieurs grandes puissances économiques interviennent alors pour sauver des banques commerciales au bord du précipice. Cette crise est à l’origine des politique monétaires atypiques dites d’assouplissement quantitatif (« Quantitative Easing ») menées aujourd’hui. Mises en place afin de soutenir la croissance de l’économie, ces politiques accommodantes fixent des taux directeurs extrêmement bas (parfois négatifs) dans l’objectif d’inciter les banques commerciales à financer l’économie réelle, tout en rachetant à un rythme soutenu des actifs (obligations et titres) afin de maintenir une inflation suffisante.

 

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