Haut-lieu de la vie financière parisienne, le Palais Brongniart et sa mythique corbeille ont vu les marchés financiers évoluer au fil des époques, de l’ère napoléonienne à nos jours.

Prenez la ligne 3 du métro parisien, sortez à la station Bourse, et vous voilà nez-à-nez avec cet imposant bâtiment de style corinthien qu’est le Palais Brongniart. Depuis son inauguration en 1826, ce monument phare de la ville de Paris a vu l’industrie financière muter au fil du temps et des innovations technologiques. Retraçons ensemble son histoire.

Un temple de la bourse construit sur les ruines d’un couvent

Nous sommes en 1807 lorsque Napoléon 1er ordonne la destruction du couvent des Filles-Saint-Thomas pour démarrer la construction du Palais Brongniart. Le projet est alors confié à l’architecte éponyme Alexandre Théodore Brongniart, mais ni l’Empereur, ni l’architecte ne verront leur œuvre achevée. Lors de l’inauguration en 1826, les lauriers reviendront en effet à un autre architecte responsable de la fin des travaux : Éloi Labarre.

Dans ce nouveau temple de la bourse, les négociations s’effectuent d’abord à la criée. La corbeille, espace mythique du Palais Brongniart formé par un cercle de fer forgé au centre duquel siège un tas de sable, aimante alors l’activité des agents de change. Les règles sont strictes, l’entrée est payante, les femmes ne sont pas admises, et seule une soixantaine d’agents de change bénéficient d’autorisations d’accès.

À ses débuts et jusqu’en 1885, le Palais Brongniart héberge également la Bourse du Commerce au sein de laquelle s’échangeaient les marchandises. Sur le fronton du bâtiment figurait alors l’inscription « Bourse et tribunal de commerce ».

Symbole de réussite pour l’Empire napoléonien, l’édification du bâtiment permet par la même occasion de centraliser les transactions financières et économiques, et donc d’affirmer son pouvoir et de mieux contrôler les pratiques des professionnels de la Finance. Aujourd’hui encore, comme un symbole, l’Autorité des marchés financiers (AMF) siège d’ailleurs à proximité du Palais Brongniart, Place de la Bourse.

La fin de la criée, le début des transactions électroniques

À la fin des années 1980, la compagnie des agents de change est dissoute pour donner naissance à la Société des bourses françaises (SBF). Le système de cotation assistée en continu (CAC) permet alors d’accélérer le traitement des ordres de bourse, mais les opérations financières ne concernent déjà plus que les contrats à terme.

À compter de 1998, le système est devenu si performant qu’il n’est plus nécessaire de réunir les opérateurs en un même lieu, ces derniers quittent alors le Palais Brongniart De par le monde, seule la place financière de New York dispose encore aujourd’hui d’un espace propre dédié à la vente à la criée.

De cette époque, ce lieu emblématique de la bourse de Paris conserve malgré tout le statut de monument historique obtenu en 1987 ainsi qu’une image de marque forte. D’abord transformé en centre de conférences, le Palais Brongniart héberge désormais un des principaux points de rencontre de l’écosystème Fintech (La Place) avec l’organisation régulière du Paris Fintech Forum.

 

 

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