Institutions publiques ou privées, les places boursières facilitent l’échange et le suivi des prix d’un grand nombre d’actifs financiers. Qu’elles soient physiques ou virtuelles, les places boursières confrontent l’offre et la demande pour permettre aux acheteurs et vendeurs d’effectuer leurs transactions.

Le terme de “bourse” recouvre une réalité multiple : les bourses de valeurs où s’échangent principalement les actions et les obligations, les bourses de commerces où s’échangent les matières premières, et les bourses spécialisées où s’échangent essentiellement des produits financiers dérivés.

Une brève histoire des places boursières

La première société à actions échangeables date de 1250 avec la Société de moulins de Bazacle, mais l’histoire des bourses est plus récente, elle commence avec les prémices de l’économie moderne. Nés de la volonté de regrouper l’offre et la demande dans un même bâtiment afin de faciliter l’échange des matières premières importées, les premiers marchés de gros étaient alors principalement situés dans les grandes villes portuaires.

La première véritable bourse est construite à Lyon en 1540. C’est le début de l’aventure des bourses modernes, avec le lancement d’un premier emprunt royal de 2 millions d’écus auprès des « marchés financiers » qui ne sont autres que la bourgeoisie marchande et notable de l’époque. De nombreuses bourses naîtrons dans les années et siècles suivants.

Simples lieux de rencontre entre l’offre et la demande, les bourses ont évolué au fil du temps. En grande partie dématérialisées grâce aux technologies informatiques, elles tiennent un rôle essentiel au fonctionnement de l’économie moderne et permettent aux entreprises de se financer par l’intermédiaire d’une introduction en bourse (IPO pour Initial Public Offering) ou par l’intermédiaire d’une augmentation de capital.

Lors de ces opérations, les entreprises mettent en vente une partie de leurs actions auprès d’investisseurs institutionnels ou particuliers. Les bourses permettent alors aux investisseurs d’orienter leur épargne et leurs investissements vers ces actions d’entreprise afin de percevoir des dividendes et/ou de générer des plus-values. D’autres types de produits financiers comme les obligations permettent aux investisseurs de prêter de l’argent à une entreprise ou à un État.

Chaque zone économique ayant ses propres bourses, elles jouent aussi un rôle d’indicateur économique grâce aux indices boursiers conçus pour représenter l’économie d’une zone géographique ou d’un secteur d’activité.

Les principales places boursières mondiales

Les bourses mondiales sont habituellement classées en fonction de la valeur totale des capitaux qu’elles accueillent et de leurs volumes de transactions quotidiens. Les deux plus grosses bourses mondiales sont américaines. C’est la bourse de New-York (New York Stock Exchange), plus connue sous le nom de Wall Street, et le NASDAQ un marché totalement électronique, bourse de cotations des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon).

Viennent ensuite les bourses de Londres, Tokyo, Shanghai, Hongkong. Euronext, la principale bourse européenne accueille l’indice phare français, le CAC 40, qui comprend les 40 plus grandes entreprises françaises cotées.

Marché primaire, marché secondaire et marché gris

Le marché primaire désigne le marché sur lequel les investisseurs peuvent souscrire des titres lors de leur émission et directement auprès de l’émetteur. Il s’oppose au marché secondaire qui désigne le marché sur lequel sont échangés les titres déjà créés.

Marché non officiel et de gré à gré, le marché gris fait la jonction entre marché primaire et marché secondaire. Inaccessible aux particuliers, ce marché permet aux banques d’écouler les titres souscrit sur le marché primaire et qu’elles n’auraient pas pu écouler auprès de leurs investisseurs