Analyse hebdomadaire du lundi 29 janvier

Tout juste palpable en début de semaine dernière, l’anxiété des investisseurs s’est vite dissipée grâce au vote du Congrès américain dont l’accord est venu mettre un terme lundi au tout premier shutdown de l’ère Donald Trump. Il aura malgré tout fallu trois jours de fermeture partielle du gouvernement fédéral (et le report d’un essai SpaceX) pour que Républicains et Démocrates trouvent un accord permettant de repousser le problème au 8 février.
La suite, nous la connaissons. Portés par l’enthousiasme des investisseurs, les principaux indices boursiers mondiaux ont une nouvelle fois inscrit de nouveaux records en fin de semaine avec un indice Dow Jones à 26 616,71 points, et ce, malgré une légère déception lors de la publication du PIB américain du 4ième trimestre (+2,6% contre 3% attendus).
Cette accélération parabolique des indices boursiers, imperturbables dans leur ascension, n’a cependant pas manqué de faire réagir les leaders mondiaux réunis à Davos pour la 48ième Réunion Annuelle du Forum Économique Mondiale, certains d’entre eux appelant à la prudence, comme David Rubenstein, co-fondateur de Carlyle : «Généralement, c’est quand les gens sont optimistes qu’il se passe quelque chose.». Un contexte d’euphorie d’autant plus délicat à appréhender que le scénario d&rsquo une hausse des taux américains pourrait se préciser dès cette semaine à l’occasion des adieux de Janet Yellen, puis lors de l’arrivée de son successeur Jerome Powell, dont la prise de fonction est prévue pour le 3 février.
Mais au-delà de la hausse des indices et des bons résultats publiés par les entreprises à l’occasion du 4ième trimestre 2017 (80% d’annonces supérieures aux attentes outre-Atlantique), un graphique fait l’objet de toutes les attentions, celui de l’EUR/USD.
Prise entre la conférence de presse de Mario Draghi, les déclarations du secrétaire au Trésor américain Mnuchin à Davos, puis celles contradictoires du Président Trump, la monnaie unique a en effet inscrit un plus haut de plus de trois ans jeudi à 1,2535 avant de finir la semaine à 1,2429.
Lors de sa conférence de presse, le président de la Banque Centrale Européenne (BCE) (visant directement les déclarations des officiels américains à Davos) a ainsi déploré « des propos qui ne font pas partie des éléments de langage ayant récemment fait l‘objet d‘un accord ». Tout en rappelant que le taux de change ne fait pas partie des objectifs de la BCE, Mario Draghi s’est donc contenté d’un simple rappel à l’ordre, plus inquiet semble-t-il de la rapidité de la hausse récente de l&rsquo euro que du niveau actuel de la monnaie unique, toujours bien en-dessous des 1,30 dollars annoncés par l’OCDE en parité de pouvoir d’achat.

Source : plateforme CMC Markets NEXT GENERATION

Alors que s’ouvre aujourd’hui la deuxième phase de négociation du Brexit, Michel Barnier (négociateur en chef de l’Union européenne) aura fort à faire pour maintenir la solidarité des États membres. En effet, si lors du premier acte, l’intérêt commun était de faire preuve de solidarité pour éviter de pâtir financièrement de la sortie du Royaume-Uni, la donne est différente pour ce deuxième acte puisqu’il s’agit désormais de se projeter vers l’avenir et d’envisager le futur des relations entre Londres et l’Union européenne.
Gibraltar, territoire britannique situé au sud de la péninsule ibérique, pourrait par exemple donner à l’Espagne l’envie d’entrer dans une négociation bilatérale avec Londres. Or si le Royaume-Uni parvenait à multiplier les négociations bilatérales, la situation pourrait se compliquer pour l’Union européenne qui se doit de parler d’une seule et même voix pour réussir ses négociations.
Mardi, Donald Trump délivrera son deuxième discours sur l’état de l’Union. Un discours qui devrait toutefois avoir moins d’impact sur les indices boursiers que sa première intervention du 1er mars dernier au cours de laquelle sa relative sobriété avait été appréciée des observateurs, et avait amené le S&P 500 à progresser de +1,4%. Les investisseurs resteront donc attentifs, mais la réforme fiscale américaine ayant déjà été annoncée, il sera difficile pour le locataire de la Maison Blanche de répéter sa performance de l’an dernier.
Mercredi, Janet Yellen participera à sa dernière réunion à la tête de la Réserve fédérale américaine. Si elle ne devrait pas annoncer de hausse des taux à cette occasion, sa parole pourrait se libérer quelque peu avant de confier cette tâche délicate à son successeur. Un rendez-vous qu’il ne faudra donc pas manquer !

Évolution du CFD à risque limité EURUSD - Données hebdomadaires sur 2 ans

Ce graphique se rapporte à un CFD à risque limité. Il est possible de perdre la totalité de votre investissement ainsi que les frais de négociation. Source : CMC Markets, plateforme Next Generation au 28/01/2018. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Au coeur de l’actualité, la paire EUR/USD continue son ascension suite au franchissement de la résistance des 1,2081. La hausse pourrait donc se poursuivre en direction du haut du canal en cas de dépassement marqué des 1,2535 atteints au cours de la semaine passée. Les négociations du Brexit, le discours de l’état de l’Union de Trump ou encore la réunion de la FED prévue ce mercredi sont autant de catalyseurs susceptibles d’offrir à la monnaie unique l’opportunité de franchir le seuil psychologique des 1,2500. À la baisse, l’ancienne résistance des 1,2081 fera désormais office de support, et seule une clôture hebdomadaire inférieure à ce niveau pourrait venir désormais remettre en cause une tendance haussière bien installée sur la paire EUR/USD.

Évolution du CFD à risque limité France 40 - Données hebdomadaires sur 4 ans

Ce graphique se rapporte à un CFD à risque limité. Il est possible de perdre la totalité de votre investissement ainsi que les frais de négociation. Source : CMC Markets, plateforme Next Generation au 28/01/2018. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Alors que l’alignement des planètes (Euro faible, pétrole bon marché et politique monétaire accommodante) s’estompe peu à peu, le CFD à risque limité France 40 ne faiblit pas pour autant et reste au contact de sa résistance oblique formée en 2017 mais plus que jamais d’actualité. En cas de franchissement haussier de cette résistance, le prochain objectif se situerait alors au niveau du seuil psychologique des 5 750 points. Mais en l’absence de catalyseur, la prudence reste de mise sur ces niveaux. Le niveau de remise en cause de l’impulsion haussière reste encore relativement éloigné avec une phase corrective qui pourrait se mettre en place en cas de clôture journalière en-dessous du seuil des 5 250 points.

Évolution du CFD à risque limité OR - Données journalières sur 6 mois

Ce graphique se rapporte à un CFD à risque limité. Il est possible de perdre la totalité de votre investissement ainsi que les frais de négociation. Source : CMC Markets, plateforme Next Generation au 28/01/2018. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Du côté des matières premières, si l’once d’or ne parvient toujours pas à s’affranchir de sa résistance des 1 356$, sa tendance de fond n’en demeure pas moins haussière tant que le métal jaune se maintient au-dessus des 1 325$. En cas de nouveau franchissement des 1 356$, la hausse pourrait alors se poursuivre en direction du prochain objectif de cours, situé au niveau du seuil psychologique des 1 375$.

 

 

 

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