A la recherche d’un spécialiste sur les fondamentaux du Sucre, je n’en ai malheureusement pas trouvé. Avec de la chance, peut être qu’un betteravier me contactera pour la prochaine analyse en lisant celle-ci. Néanmoins, ce n’est pas à cause d’un phénomène climatique ou d’un décalage de l’offre ou de la demande que j’écris ce papier mais parce qu’en parcourant mes graphiques hebdomadaires sur l’ensemble des matières premières, la configuration du Sucre m’a sauté aux yeux. Un peu de culture générale (source Zonebourse.com)L’offre Les trois quarts environ de la production de sucre sont issus de la canne à sucre (notamment au Brésil et en Inde), le reste provenant de la betterave (Europe). Le Brésil est devenu le principal fournisseur mondial de sucre, autour de la moitié des exportations mondiales ces dernières années alors qu’il n’en représentait que 7% en 2000. La demande La demande de sucre croît dans les pays émergents avec l’augmentation du niveau de vie. En moyenne, la consommation mondiale est d’environ 23 kg par an et par habitant. Tous types de sucre confondus, l’alimentation est le premier débouché, devant les biocarburants. Le sucre de canne, en revanche, est destiné à 55 % à la production de carburant. Le choix des États de privilégier ou non l’éthanol a donc une influence importante sur le marché. Le prix du pétrole joue notamment sur l’arbitrage entre carburant pétrolier et sucrier. Historique : Après des campagnes 2008-2009 et 2009-2010 déficitaires, la production est redevenue légèrement excédentaire en 2010-2011. Les cours du sucre à New York ont accusé une volatilité importante au gré des prévisions de récoltes, d’autant plus qu’il s’agit d’un marché qui attire traditionnellement les spéculateurs. La livre de sucre à New York a ainsi dépassé les 33 cents la livre en février 2011, un niveau jamais vu depuis 1981, avant de chuter de 37% en trois mois. Selon la FAO, la vitesse et l’ampleur de l’envolée des prix n’étaient pas justifiées et de bonnes récoltes, notamment en provenance du Brésil, ont fait logiquement chuter lourdement les cours. Situation à ce jour : Les cours du Sucre ont été divisés par 3 depuis le point haut de 2011, l’excès de sucre à travers le monde tirant les prix vers le bas. Néanmoins, nous arrivons sur des zones de prix historiques, raison qui justifierait un retour de velléités acheteuses. Graphique hebdomadaire sur 5 ans A moyen terme, les cours du Sucre sont baissiers depuis 2011 et s’inscrivent dans un biseau descendant de taille. A dire vrai, j’ai rarement vu la formation d’une telle configuration sur une échelle de temps aussi longue. Par définition, les cours sortent dans 90% des cas par le haut d’une telle structure raison pour laquelle un retournement pourrait être envisagé. On notera dans cette périodicité qu’un simple retracement de 23.6% de Fibonacci de toute la baisse donne un objectif théorique à 17.5 soit un potentiel de près de 50%. Enfin, on notera la divergence du RSI qui plaide également en faveur d’un mouvement correctif haussier potentiel. Graphique journalier sur 1 an Dans cette unité de temps, on constate que les prix réalisent un double test positif du support situé à 11.8. Le caractère attractif de cette configuration réside dans le timing ici opportun dans l’éventualité de la réalisation d’un double bottom. Les 2 zones théoriques en visée en cas de mouvement haussier se situent à 13.6 puis 15.6. En d’autres termes, voici un actif non connu du grand public, qui n’a cessé de chuter pendant quatre et qui montre désormais des signes de résilience sur des zones de prix long terme. Evidemment, une rupture du support à 11.8 invaliderait les perspectives haussières de court terme. Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets Suivez moi sur Twitter : @NCheron_CMC Egalement @CMCMarkets_FR Clients et lecteurs, n’hésitez pas à nous faire des retours sur les analyses publiées, directement sur gestionclients@cmcmarkets.frCe commentaire présente un caractère purement informatif et ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente d’instruments financiers. CMC Markets ne saurait être tenu responsable quant à l'exactitude, la fiabilité, l'exhaustivité ou la pertinence de ces informations ou données.Les observations, analyses et conclusions qui en résultent sont basées sur des données graphiques de CMC Markets et non sur des données relatives aux instruments sous-jacents réels. L’utilisation de données graphiques a des limites et l’analyse technique n’est pas une science exacte. Nous vous recommandons d’utiliser ces données en complément d’autres supports/facteurs lors de votre prise décision de d’achat ou de vente. N’oubliez pas que les CFD présentent un caractère hautement spéculatif et qu’il est possible de perdre un montant supérieur au capital investi. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.