À l’approche du vote du nouveau budget italien (dont le projet sera soumis à l’Union européenne le 15 octobre), les marchés s’inquiètent des réductions d’impôts et des investissements voulus par le gouvernement de coalition.

Observée une première fois lors de l’arrivée au pouvoir des partis populistes en mars, une situation plutôt inhabituelle vient de faire son retour sur le marché de la dette italienne. Suite aux nouvelles ventes paniques de vendredi, les obligations d’entreprise ont de nouveau pris le dessus sur les obligations d’État. En d’autres termes, à rendement équivalent, les investisseurs préfèrent désormais prêter aux entreprises plutôt qu’à l’État italien...

Bien qu’étonnant, ce phénomène s’explique en grande partie par la forte diversification des entreprises italiennes dont les activités dépendent assez peu du marché intérieur et dont le droit relève pour bon nombre d’entre elles de la législation anglo-saxonne. En Italie, une restructuration de la dette d’État n’impliquerait donc pas forcément une restructuration de la dette d’entreprise.

À l’approche du vote du nouveau budget italien (dont le projet sera soumis à l’Union européenne le 15 octobre), les marchés s’inquiètent des réductions d’impôts et des investissements voulus par le gouvernement de coalition. Au cours des derniers jours, les leaders des deux partis de la coalition au pouvoir (Mouvement 5 étoiles et Ligue du Nord) ont en effet multiplié les annonces en ce sens. Conséquence de ces déclarations, le taux à 10 ans italien s’est envolé de 20 points de base en fin de semaine pour atteindre 3,102%.

Afin de faire face à ces ventes paniques, le trésor italien a finalement choisi de racheter vendredi près d’un milliard d’euros de dette à court terme. Avant le weekend, le taux d’emprunt à 10 ans du deuxième État le plus endetté de la zone euro était redescendu à 2,916%.

Parmi les autres faits marquants de la semaine, Apple devient la première entreprise à dépasser les 1000 milliards de dollars de capitalisation boursière (soit plus de la moitié des richesses produites en France chaque année…).

Du côté des banques centrales, la Banque d’Angleterre relève son taux directeur pour le porter à 0,75%. Malgré les quelques altérations de son plan de rachat d’actifs, la Banque du Japon maintient sa politique monétaire accommodante. Toujours en difficulté, la lire turque poursuit quant à elle son plongeon avec un nouveau plus bas marqué à 5,1125 contre le dollar vendredi.

Sur le front de la guerre commerciale, les échanges et déclarations se poursuivent. Si la Chine annonce vouloir taxer 60 milliards de biens américains supplémentaires, il semblerait qu’elle accepte aussi de faire des efforts pour revaloriser sa monnaie. La Banque de Chine a en effet annoncé vendredi le retour d’un niveau de marge de 20% pour les opérateurs misant sur la baisse du yuan.

Source : plateforme CMC Markets NEXT GENERATION.

Cette semaine, les investisseurs pourront suivre les résultats d’entreprise de la banque HSBC, de Walt Disney, ou encore d’ABN Amro, ainsi que de nombreuses statistiques économiques en provenance d’Asie.

Mardi, le nouveau président colombien Ivan Duque succèdera à Juan Manuel Santos. Dans le cadre de l’accord de paix signé entre le gouvernement et les Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes (FARC), ces dernières bénéficient de 10 sièges au sein du Congrès. Avec plus de 300 assassinats dénombrés depuis sa signature, l’accord de paix reste régulièrement mis à mal, le nouveau président aura donc fort à faire pour le préserver.

Jeudi, la banque centrale de Nouvelle-Zélande devrait laisser ses taux directeurs inchangés (1,75%), cette réunion sera malgré tout suivie de près par les investisseurs alors que les taux sont à leur plus bas historique.

Vendredi, toujours en Océanie, ce sera au tour de la banque centrale australienne de s’exprimer sur les perspectives économiques de l’Australie, sur les chiffres d’inflation et sur les rémunérations. Avec une croissance attendue autour de 3% pour cette année et l’année à venir, la Banque d’Australie devrait selon toute vraisemblance maintenir ses taux directeurs inchangés sur cette fin d’année.

Évolution du CFD à risque limité France 40 - Données hebdomadaires sur 2 ans

Ce graphique se rapporte à un CFD à risque limité. Il est possible de perdre la totalité de votre investissement ainsi que les frais de négociation. Source : CMC Markets, plateforme Next Generation au 03/08/2018. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Toujours orienté à la hausse, le CFD à risque limité France 40 termine la semaine à 5 496,36 points, à quelques longueurs seulement du seuil symbolique des 5 500 points. Dans cette situation, l’indice parisien pourrait poursuivre son ascension en direction de la résistance oblique haussière actuellement située aux alentours des 5 650 points. En cas d’impulsion baissière, les supports des 5 250 points et des 5 030 points pourront être surveillés par les investisseurs.

Évolution du CFD à risque limité EURUSD - Données hebdomadaires sur 2 ans

Ce graphique se rapporte à un CFD à risque limité. Il est possible de perdre la totalité de votre investissement ainsi que les frais de négociation. Source : CMC Markets, plateforme Next Generation au 03/08/2018. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

La paire EUR/USD faiblit mais parvient malgré tout à préserver de justesse le support des 1,1568. Au-dessus de ce niveau clé, la figure chartiste en épaule-tête-épaule reste d’actualité et les cours pourraient rebondir en direction de la résistance des 1,2092. À l’inverse, une rupture du support des 1,1568 viendrait invalider la figure en cours de formation. Un tel scénario pourrait alors amener les cours à se diriger vers le seuil symbolique des 1,1000.

Évolution du CFD à risque limité OR - Données journalières sur 6 mois

Ce graphique se rapporte à un CFD à risque limité. Il est possible de perdre la totalité de votre investissement ainsi que les frais de négociation. Source : CMC Markets, plateforme Next Generation au 03/08/2018. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Au terme d’une nouvelle semaine de baisse, le CFD à risque limité OR parvient tout de même à rebondir légèrement à l’approche du seuil symbolique des 1 200$. Au-dessus du support des 1 204$, l’once d’or pourrait poursuivre son rebond en direction de la résistance des 1 236$. À l’inverse, une rupture des derniers points bas pourrait entraîner le métal jaune dans une nouvelle phase d’impulsion baissière.

 

Ces informations sont produites par CMC Markets. Elles présentent un caractère purement informatif, elles ne constituent pas un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente d’instruments financiers ou de la recherche en investissement. Cette communication n'a pas été élaborée conformément aux dispositions réglementaires visant à promouvoir l'indépendance des analyses financières et à interdire d'effectuer des transactions sur l'instrument concerné avant la diffusion de la communication Ces informations vous sont fournies à titre indicatif et pourraient ne pas être actualisées. Elles peuvent être amenées à changer sans avertissement préalable. Les anticipations, projections ou objectifs mentionnés sont présentés à titre indicatif et ne sont en aucun cas garantis. CMC ne saurait être tenu responsable s’ils n'étaient pas réalisés ou atteints.