En février dernier la société Twitter publiait des résultats de bonne facture accompagnés de perspectives ayant ravi les investisseurs. Malgré un ralentissement de la croissance du nombre d’utilisateurs, les revenus publicitaires ont positivement surpris les investisseurs et l’action a redémarré à la hausse de 35 USD vers 50. Début avril, la barre des 50 USD a été dépassée grâce aux commentaires positifs d’analystes de Jefferies. Le bureau d’étude commentait à ce moment-là « le réseau social est particulièrement bien positionné pour profiter de la croissance de la vidéo publicitaire en ligne et sur mobile. Twitter a tous les atouts en main pour se tailler la part du lion, notamment après l'acquisition de Periscope ». Néanmoins, fin avril, les actionnaires ont déchanté. Le groupe a revu à la baisse sa prévision de chiffre d’affaires annuel, notamment à cause d’une demande décevante pour un service proposé par Twitter permettant aux entreprises d’envoyer des tweets à des utilisateurs ciblés. Twitter a alors dit prévoir un chiffre d'affaires 2015 compris entre 2,17 et 2,27 millions de dollars, soit moins qu'une prévision antérieure de 2,3-2,35 milliards de dollars. Le couperet est tombé, le titre aussi, de 50 à 37 USD, en l’espace de quelques séances, zone de prix où nous nous trouvons actuellement. Or, il se trouve, que le titre va devoir y réagir, sous peine de potentiellement retrouver ses plus bas historiques, de 2014, vers 30 USD. Graphique hebdomadaire Techniquement, les cours sont enfermés dans un range compris entre 36 et 54 USD depuis près d’un an. Les indicateurs sont orientés à la baisse étant donné le choc récent qu’a vécu l’action et les velléités haussières se font attendre alors même qu’une zone clé est travaillée. Si aucun élément ne permettait aux acheteurs de défendre le seuil des 36 USD, il y aurait un risque de rechute vers les 30 USD, support suivant, plus bas historique, inscrit en 2014. En cas de cassure de ce dernier, par effet de report du range 36-54, l’objectif théorique ressortirait à 18 USD, soit une baisse de 50% par rapport aux cours actuels. Une telle baisse ne serait justifiable que si les perspectives s’assombrissait, qu’aucune nouvelle ne réveillait le titre, mais il faut le garder en tête. A contrario, en cas de tenue de la zone 35/36 USD, très travaillée entre fin 2014 et début 2015, nous pourrions de nouveau plaider pour un maintien du range et un rattrapage haussier éventuel. Toute annonce concernant les nouveautés du site, de possibles achats de sociétés ou encore des lancements de services peuvent changer la donne. Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets Suivez moi sur Twitter : @NCheron_CMC Egalement @CMCMarkets_FR Clients et lecteurs, n’hésitez pas à nous faire des retours sur les analyses publiées, directement sur gestionclients@cmcmarkets.frCe commentaire présente un caractère purement informatif et ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente d’instruments financiers. CMC Markets ne saurait être tenu responsable quant à l'exactitude, la fiabilité, l'exhaustivité ou la pertinence de ces informations ou données.Les observations, analyses et conclusions qui en résultent sont basées sur des données graphiques de CMC Markets et non sur des données relatives aux instruments sous-jacents réels. L’utilisation de données graphiques a des limites et l’analyse technique n’est pas une science exacte. Nous vous recommandons d’utiliser ces données en complément d’autres supports/facteurs lors de votre prise décision de d’achat ou de vente. N’oubliez pas que les CFD présentent un caractère hautement spéculatif et qu’il est possible de perdre un montant supérieur au capital investi. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.