Économistes ou professionnels de la communication, qui faut-il désormais recruter à la tête des banques centrales ? En juin 2013, la Banque Centrale Européenne (BCE) faisait le choix de nommer à sa tête un docteur en économie. Quelques semaines plus tard, le 26 juillet 2013, Mario Draghi « sauvait » la zone euro d’une petite phrase et de trois mots restés dans la mémoire des investisseurs : « whatever it takes ».

Depuis cet instant, affectueusement renommé « Super Mario » par la presse spécialisée, le président italien de la BCE n’a plus quitté un instant son rôle de communiquant, si bien que les linguistes seraient presque tentés de remplacer les économistes.

Jeudi, la dernière réunion de la Banque Centrale Européenne a ainsi permis à l’indice parisien d’enregistrer sa plus forte hausse (+1,28%) depuis le 7 février dernier. Les taux directeurs restent inchangés, mais la cause de ce regain d’optimisme est à chercher du côté des petites phrases.

Tout d’abord le retrait d’une phrase dans laquelle le conseil des gouverneurs se disait autrefois prêt à accroître le volume et/ou à allonger la durée du programme d’achats d’actifs en cas de dégradation des perspectives économiques ou financières. Conclusion des investisseurs, si cette phrase disparaît, c’est que la BCE juge peu probable la dé gradation des perspectives économiques et financières. Puis, dans cette phrase de Mario Draghi prononcée à l’occasion de sa conférence de presse : « Il n’y a pas eu de discussion sur une autre modification de la politique monétaire ». L’économie va bien, mais un resserrement monétaire plus rapide n’est donc pas à l’ordre du jour pour le moment.

Côté français, l’organisme Eurostat ouvre la voie au remboursement en deux temps des 10 milliards d’euros rattachés au fiasco de la taxe sur les dividendes. La France pourra maintenir son déficit sous le seuil des 3% du PIB fixé par Bruxelles. Et comme les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules, 20 contrats d’un montant de 13 milliards d’euros ont été annoncés par l’Élysée dans le cadre du voyage d’Emmanuel Macron en Inde.

Outre-Atlantique enfin, les tergiversations de l’administration américaine à propos des mesures protectionnistes et la perspective d’une rencontre entre Kim Jong Un et Donald Trump ont continué d’alimenter la presse mais n’ont pas empêché le Dow Jones Industrial Average de terminer sa semaine au plus haut (25 336 points). La raison de cet optimisme est à chercher du côté des bonnes performances du marché de l’emploi américain avec la création de 313 000 emplois sur le mois de février (contre 205 000 attendus par le consensus Bloomberg). La faible hausse des salaires sur cette même période (+0,1%) rassure également les investisseurs. En l’absence de pression inflationniste, la FED peut se donner le temps d’agir. Dans l’esprit des investisseurs, l’hypothèse d’une accélération du resserrement monétaire s’éloigne encore un peu.

Source : plateforme CMC Markets NEXT GENERATION.

Les indices des prix à la consommation aux États-Unis, en France et en Europe constitueront l’essentiel de l’agenda économique de la semaine. Suivies par les banques centrales, ces informations permettront aux investisseurs d’affiner leurs attentes vis-à-vis des politiques monétaires menées par la FED et la BCE.

Du côté de la croissance mondiale, les statistiques chinoises à paraître mercredi sont attendues en hausse avec une production industrielle attendue en croissance de +6,2% et des ventes au détail attendues en hausse de +10%.

Quant au marché obligataire, l’Agence France Trésor (AFT) cherchera à placer 9,25 milliards d’euros d’Obligations Assimilables au Trésor (OAT), et OAT indexés. 6,5 à 7,5 milliards seront ainsi placés en OAT lors de l’adjudication du jeudi 15 mars, et 1,25 à 1,75 milliards seront réservés aux OAT indexés sur l’inflation.

Évolution du CFD à risque limité France 40 - Données hebdomadaires sur 2 ans

Ce graphique se rapporte à un CFD à risque limité. Il est possible de perdre la totalité de votre investissement ainsi que les frais de négociation. Source : CMC Markets, plateforme Next Generation au 09/03/2018. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Pour la quatrième semaine consécutive, l’indice parisien poursuit sa temporisation dans le range formé par le support des 5 105 points et par la résistance des 5 335 points. Malgré le rebond de la semaine passée, la tendance reste négative pour le CFD à risque limité France 40 tant que les cours ne parviendront pas à s’affranchir de la résistance des 5 335 points. En cas de rupture du support des 5 105 points, la baisse pourrait se poursuivre en direction des 4 900 points.

Évolution du CFD à risque limité EURUSD - Données hebdomadaires sur 3 ans

Ce graphique se rapporte à un CFD à risque limité. Il est possible de perdre la totalité de votre investissement ainsi que les frais de négociation. Source : CMC Markets, plateforme Next Generation au 09/03/2018. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Scénario inchangé pour la paire EUR/USD qui poursuit sa correction sous la résistance majeure des 1,2520. La tendance de fonds reste haussière au-dessus du support des 1,2090, et seule une clôture en-dessus du support oblique haussier pourrait venir remettre en cause le scénario haussier actuellement en place. À la hausse, un franchissement de la résistance des 1,2520 pourrait ouvrir la voie vers le seuil psychologique des 1,2750.

Évolution du CFD à risque limité OR - Données journalières sur 7 mois

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Les hésitations se poursuivent sur l’once d’or, toujours prisonnière de sa phase de consolidation. À la hausse, les investisseurs pourront surveiller la réaction des cours sur la résistance des 1 340$ dont le franchissement pourrait entrainer un nouveau test des 1 356$. À la baisse, le seuil psychologique des 1 300$ testé la semaine passée fera de nouveau office de support pour les prochaines séances. Seule une rupture de ce niveau clef pourrait remettre en cause la tendance de fond haussière du métal jaune.

 

 

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