Les OPA hostiles, facteurs de volatilité sur les marchés

Sous la menace d’une OPA inamicale, l’entreprise cible dispose de plusieurs recours pour tenir l’entreprise prédatrice à distance. Le recours à ces mesures de défense peut néanmoins entraîner de fortes variations de son cours de bourse. Explications.

Les offres publiques d’achat amicales génèrent des variations de prix parfois fortes sur les cours de bourse de l’acquéreur et de l’entreprise rachetée, mais ces fluctuations ne sont rien par rapport à la volatilité susceptible d’être causée par un rapport de force conflictuel.

Qu’est-ce qu’une OPA hostile ?

Une offre publique d’achat (OPA) est une opération d’achat de parts cotées à un prix déterminé et à une date fixée à l’avance. Si la plupart des OPA sont amicales et consentis par les sociétés cibles, certaines opérations se font en revanche sans l’accord des dirigeants. L’OPA est alors « hostile ».

Lors d’une tentative d’OPA, la place boursière commence par suspendre la cotation des titres concernés. À partir de ce moment-là, il n’est donc plus possible d’acheter ni de vendre les titres de la société cible ou de la société acheteuse. Les investisseurs en position n’ont alors qu’à espérer un dénouement favorable afin de ne pas être pris à contrepied par un gap violent lors de la réouverture des cotations.

Une fois les cours suspendus, les investisseurs disposent de quelques jours pour décider s’ils acceptent ou non de céder leurs titres à la partie acheteuse. Si l’objectif fixé est atteint, l’OPA est réussie, sinon c’est un échec et les cotations reprennent leurs cours comme si de rien n’était.

Lorsque les visions des deux entreprises sont alignées et que des synergies sont clairement perceptibles, la société cible a tendance à se laisser faire, et l’OPA a toutes les chances de réussir. En revanche, lorsqu’il s’agit pour la société prédatrice de déstabiliser ou d’absorber un concurrent, la société cible peut alors user de différents recours pour se défendre.

Quelques exemples de stratagèmes pour repousser une OPA hostile

Lorsqu’elles sont sous la menace d’une OPA hostile, les sociétés cibles ne sont pas si démunies qu’il n’y paraît. Elles disposent en effet de plusieurs armes d’auto-défense dont voici quelques exemples.

Première option, la société cible peut se mettre en quête d’un autre acquéreur (un « chevalier blanc »), moins agressif, plus bienveillant, et surtout prêt à débourser davantage que la société prédatrice.

Deuxième option, la société cible peut mettre l’opération en échec en rachetant elle-même d’autres entreprises peu attractives pour la société prédatrice, une opération pouvant s’avérer particulièrement dissuasive, notamment si ces rachats sont financés par de l’endettement.

Troisième option, la société cible peut au contraire se mettre à céder ses actifs les plus stratégiques afin de ne laisser qu’une « coquille vide » à la société prédatrice.

Enfin, il est également possible de détourner une offre publique d’achat hostile via des recours moins économiques et plus politiques, notamment en dissociant les actions de leurs droits de vote, ou en faisant passer certaines résolutions lors du conseil d’administration.

Plutôt que de réagir à la menace imminente d’une OPA hostile, les entreprises cotées préfèrent en général prendre les devants et faire en sorte que leurs cours de bourse soient suffisamment élevés et stables pour dissuader toute tentative de prise de contrôle.

 

 

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