Solocal Group est le n° 1 de la communication locale. Le groupe propose des contenus digitaux, des solutions publicitaires et des services transactionnels qui favorisent la mise en relation locale entre les professionnels et les consommateurs. Il fédère près de 4 500 collaborateurs, dont plus de 2 200 conseillers en communication locale en France et en Espagne pour accompagner le développement numérique des entreprises. Le problème est que ce groupe pâtit de sa féroce concurrence de Google, que le papier est peu à peu remplacé par l’internet et que le chiffre d’affaires de la société ne cesse de baisser depuis 2010. Aussi, cette perte de vitesse a eu un impact substantiel sur le cours de l’action. De 12 euros en 2006, le titre a rejoint les 4 euros en 2010 et est désormais 90% plus bas à 0.39 centimes. Les investisseurs n’ont pas confiance en l’avenir, voire dans le "business model" de la société. Mercredi 10 juin, Solocal a décroché de plus de 10% suite à une note particulièrement pessimiste de Kepler Cheuvreux qui voit encore plus bas, 50% plus bas pour être précis. Kepler Cheuvreux rappelle que la marge d'Ebitda du premier trimestre a souffert des investissements consentis par Solocal et de la perte des revenus de la division Print & voices. Le broker précise que le groupe a pu maintenir sa prévision de marge annuelle grâce à un plan de réduction de coûts de 30 millions d'euros annoncé en urgence. Dans ce contexte, Kepler Cheuvreux craint que l'éventuel retour de la croissance annoncé pour 2017-2018 ne soit pas suffisant pour améliorer la situation du groupe alors que de nouveaux investissements sont à attendre. Ce "mix toxique" devrait limiter largement la capacité de Solocal Group à générer du cash et donc la possibilité d'un quelconque dividende. Le point positif ? Il est difficile de faire bien pire que mauvais et lorsque les estimations sont basses, une surprise positive est vite arrivée. Même si le résultat net s’érode, il est toujours là, même si le chiffre d’affaires baisse, il le fait moins vite qu’entre 2010 et 2014, même si l’activité baisse, un plan de réduction de coûts a été mis en place ce qui démontre la prise de conscience et l’envie de redresser la barre de la part de l’équipe dirigeante. Lorsque l’on regarde les taux de surprise lors des publications on se rend compte que les investisseurs sont en général déçus. En moyenne le bénéfice net est ressorti 8.6% inférieur aux prévisions lors des cinq dernières publications annuelles. Aussi, une simple publication en ligne avec les attentes pourrait facilement ravir et changer la donne à court terme. A ce sujet, le groupe publiera les résultats du premier semestre le 29 juillet prochain. Graphiquement, on peut faire le même constat que fondamentalement. La situation se dégrade depuis des années, la baisse est d’une rare violence mais il arrive tout de même que des rebonds puissants s’opèrent, le dossier étant devenu particulièrement spéculatif. Ci-dessous une vidéo de Tradosaure, analyste de renom, partenaire de CMC Markets, qui réalise régulièrement des vidéos d’analyses et wébinaires éducatifs. Il a ici analysé l’action Solocal sous toutes les coutures et nous arrivons aux mêmes conclusions. Retrouvez d'autres vidéos sur la chaine Youtube CMC Markets France (cliquez ici). Le point positif ? Malgré la tendance baissière, les risques baissiers, force est de constater que le titre opère des rebonds ultra-puissants par moments, sur annonces, partenariats, résultats. Aussi, il présente un caractère très spéculatif qui pourrait intéresser un profil de trader à la recherche de sensations fortes. Enfin, nous tombons sur la même figure chartiste de taille, un biseau descendant, dont les cours sont allés chercher la borne basse avec l’annonce d’hier, raison de mon titre « Un mal pour un bien ». Le mal est fait, le bien va-t-il triompher ? Dernière information et non des moindres, Robert de Metz, président du conseil d’administration de Solocal Group, a acquis sur le marché entre le 6 mai et le 4 juin pour 213.834 euros d’actions à un prix unitaire voisin de 0,48 euro... Affaire à suivre. Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets Suivez moi sur Twitter : @NCheron_CMC Egalement @CMCMarkets_FR Clients et lecteurs, n’hésitez pas à nous faire des retours sur les analyses publiées, directement sur gestionclients@cmcmarkets.frCe commentaire présente un caractère purement informatif et ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente d’instruments financiers. CMC Markets ne saurait être tenu responsable quant à l'exactitude, la fiabilité, l'exhaustivité ou la pertinence de ces informations ou données.Les observations, analyses et conclusions qui en résultent sont basées sur des données graphiques de CMC Markets et non sur des données relatives aux instruments sous-jacents réels. L’utilisation de données graphiques a des limites et l’analyse technique n’est pas une science exacte. Nous vous recommandons d’utiliser ces données en complément d’autres supports/facteurs lors de votre prise décision de d’achat ou de vente. N’oubliez pas que les CFD présentent un caractère hautement spéculatif et qu’il est possible de perdre un montant supérieur au capital investi. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.