En 15 ans, Laurent Burelle, PDG de Plastic Omnium, a mis en place de quoi faire rougir d’envie ses concurrents. La société, parmi les leaders mondiaux de la transformation de matières plastiques a réalisé un parcours sans faute, en termes de choix stratégiques, comme de performance boursière. En 2013, j’étais présent aux BFM awards pour voir ce directeur recevoir pour la deuxième fois en 3 ans l’Award de la Performance boursière. En 2014, pour les 10 ans de ce concept, il recevait de nouveau le prix de la performance boursière…supérieure à 1000% sur cette période. Cette belle aventure est-elle arrivée à son terme ? Reste-t-il du potentiel haussier ? C’est ce que nous allons essayer d’étudier à travers cette analyse. Dernières actualités sur le titre : Fin décembre, l’équipementier automobile réitérait son objectif de réaliser 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018, soit une croissance deux fois plus rapide que celle du marché mondial. Il annonçait souhaiter augmenter ses revenus en Chine en y investissant près du double (1.7 Milliard) de ses investissements entre 2009 et 2013 (1Milliard). Grâce à ces bonnes nouvelles et à un marché action porteur, le titre passa de 21 à 27 Euros. Fin février 2015, la société publiait des résultats et perspectives en hausse, encore et toujours. Le chiffre d’affaire, la marge opérationnelle et le résultat net ont tous trois augmenté. Seul bémol, le consensus réalisé par FactSet montre que les analystes tablaient sur un résultat net de 222 millions d’euros, soit plus que les 220.4 millions publiés. On ne parlera pas de déception mais il est à noter que l’action n’a pas réussi à dépasser la barrière des 27.5 Euros et consolide à plat depuis. Peut-on y voir un « excès d’optimisme » de la part de la part des dirigeants? Doit-on en déduire que les améliorations, augmentations et perspectives haussières sont déjà dans les cours ? D’après certains, la réponse est non, car la société pourrait profiter des effets de change et encore performer. A contrario, d’autres évoquent la surestimation du besoin en équipements légers ou encore la négligence du probable déclin du marché du diésel. Graphiquement ? Prudence également. Objectivement, le titre Plastic Omnium, POM, est un des plus beaux titres de la cote de cette décennie. Tendance long terme haussière sur 10 ans, un gros trou d’air en 2008 vite oublié dès 2010, une éjection haussière en 2013 qui a permis au titre de quadrupler depuis. On constate que la hausse oscille autour d’obliques haussières de long terme qui mettent en exergue une zone potentielle de soutien vers 20 Euros et un objectif haussier théorique à 36 Euros. A plus court terme la situation est plus complexe. En effet, l’année 2014 a vu une correction de 30% s’opérer ce qui nous montre que l’on n’est jamais à l’abri, même sur un dossier qualitatif. Depuis le début de l’année 2015 les acheteurs n’arrivent pas à dépasser la zone clé des 27/28 Euros, et les vendeurs ont tenté une attaque le mois dernier, pour l’instant sans succès. Autrement dit, la situation neutre pourrait se décanter rapidement, potentiellement avec la prochaine publication du groupe, mercredi 22 Avril. Si la publication ravit les investisseurs, ravive l’optimisme sur ce titre et permet à ce dernier de dépasser la zone de résistance 27/28 Euros, les 30 pourraient être à portée, voire les fameux 35/36 à moyen terme. A contrario, si le marché est déçu, les pressions vendeuses pourraient s’accentuer, à la faveur d’un double top de moyen terme, annonçant un éventuel retour des cours sur le support des 24 Euros. Enfin, si ce support cédait et que ni le marché automobile, ni le marché action, jusqu’ici tous deux très porteurs, n’aidaient, un retour en zone de soutien long terme, à 20 Euros, serait du domaine du possible. Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets Suivez moi sur Twitter : @NCheron_CMC Egalement @CMCMarkets_FR Clients et lecteurs, n’hésitez pas à nous faire des retours sur les analyses publiées, directement sur gestionclients@cmcmarkets.frCe commentaire présente un caractère purement informatif et ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente d’instruments financiers. CMC Markets ne saurait être tenu responsable quant à l'exactitude, la fiabilité, l'exhaustivité ou la pertinence de ces informations ou données.Les observations, analyses et conclusions qui en résultent sont basées sur des données graphiques de CMC Markets et non sur des données relatives aux instruments sous-jacents réels. L’utilisation de données graphiques a des limites et l’analyse technique n’est pas une science exacte. Nous vous recommandons d’utiliser ces données en complément d’autres supports/facteurs lors de votre prise décision de d’achat ou de vente. N’oubliez pas que les CFD présentent un caractère hautement spéculatif et qu’il est possible de perdre un montant supérieur au capital investi. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.