D’après l’Agence internationale de l’énergie, la production mondiale de pétrole conventionnel aurait atteint son point culminant en 2006. À l’heure où le prix du baril se rapproche une nouvelle fois du seuil symbolique des 100$, revenons sur le concept de « pic pétrolier ».

Qu’est-ce que le pic pétrolier ?

En 1950, le géologue Marion King Hubbert pronostique un pic de la production américaine de pétrole. 20 ans plus tard, le sommet de la courbe de production est atteint aux États-Unis. Nommé Pic de Hubbert en hommage au géologue, ce niveau ne sera plus jamais dépassé outre-Atlantique.

De façon plus générale, le concept de pic pétrolier (peak oil en anglais) désigne désormais le point culminant de la courbe de production d’un bassin ou d’une zone pétrolifère.

Employé sans précision géographique, le terme renvoie au sommet de la courbe de production mondiale. Or, si le pic pétrolier mondial aurait été atteint en 2006 pour ce qui est du pétrole conventionnel, les choses se compliquent lorsque d’autres sources d’approvisionnement sont à leur tour prises en compte dans les calculs.

Pétrole conventionnel et pétrole non-conventionnel

La facilité d’accès au pétrole varie très fortement d’un gisement à l’autre. Les ressources en pétrole sont donc généralement réparties en deux grandes catégories : pétrole conventionnel et pétrole non-conventionnel.

Les gisements de pétrole exploités sur terre, en mer ou dans l’Arctique constituent les réserves conventionnelles. Au cours des dernières années, les progrès techniques et la hausse du prix du baril ont permis de financer l’exploitation de nouveaux gisements de ce type.

Les huiles, sables et schistes bitumineux constituent quant à eux des ressources non-conventionnelles. Ils occupent une part croissante dans la production mondiale.

Dater le pic pétrolier global (conventionnel et non-conventionnel) est un exercice difficile. De l’avis de nombreux spécialistes, le sommet de la courbe de production globale aurait été atteint en 2008.

Vers un pic de la demande mondiale ?

Si le pic pétrolier faisait jusqu’ici référence à l’offre mondiale de pétrole, les analystes s’intéressent désormais à la demande mondiale de pétrole. Le ralentissement de la croissance économique et la prise de conscience écologique figurent au rang des premières causes susceptibles de causer une baisse de la demande mondiale de pétrole.

Si les pays en développement n’ont pas encore atteint ce pic, les pays développés pourraient bien l’avoir atteint dès 2007 comme l’affirmait l’ancien patron de British Petroleum peu avant son départ.

Quelles sont les conséquences du pic pétrolier sur les prix ?

L’offre et la demande ont des conséquences directes sur le processus de formation des prix de l’or noir. Toutes choses égales par ailleurs, une diminution de l’offre entraîne une augmentation des prix. Mais dans un contexte où la demande serait également en baisse, quelles seraient les conséquences ?

Pour simplifier, si la baisse de la production est plus rapide que la baisse de la consommation, les prix augmenteront. À l’inverse, si la baisse de la production est plus lente que la baisse de la consommation, alors les prix diminueront.

 

 

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