Si la livraison d’un bien et son paiement ont lieu immédiatement, vous êtes en présence d’un marché au comptant. À l’inverse, si la livraison d’un bien intervient un certain temps après son paiement, vous êtes en présence d’un marché à terme. Or, sur les marchés financiers, le prix d’un bien acheté sur le marché au comptant (prix spot) n’est pas forcément égal au prix d’un bien acheté sur le marché à terme (prix future). Voici les raisons de cette différence de prix entre prix spot et prix future.

Le marché des produits dérivés

Sur les marchés financiers, vous pouvez choisir d’acheter directement un actif financier (une action, une devise, ou encore une matière première), mais vous pouvez également choisir d’acheter un produit dérivé, c’est-à-dire un produit financier dont la valorisation dépend de la valorisation d’un ou plusieurs actifs financiers. Par exemple, pour le CFD à risque limité France 40, les variations dépendront directement des variations de l’indice boursier CAC 40.

Le marché à terme repose sur deux grandes catégories de produits dérivés : les contrats futures et les contrats forwards. Ces deux produits dérivés sont des engagements à acheter ou à vendre un actif à une date future à un prix spécifié dans un contrat. Leur différence provient seulement du fait que les contrats futures sont des contrats standardisés et échangés sur un marché organisé (avec une chambre de compensation positionnée comme intermédiaire) alors que les contrats forwards sont échangés de gré à gré, sans intermédiaire (over the counter).

Relation entre prix spot et prix future

La différence entre prix spot et prix future s’explique essentiellement par le taux sans risque auquel peut être placé l’argent nécessaire à l’achat d’un actif jusqu’à l’arrivée à échéance du contrat à terme associé.

En effet, l’investisseur dispose de deux options qui dans un marché efficient doivent avoir des résultats financiers équivalents. Première option, l’investisseur peut acheter directement l’actif et le conserver jusqu’à l’arrivée à échéance du contrat. Deuxième option, l’investisseur peut s’engager par l’intermédiaire d’un contrat à terme à acheter l’actif à l’arrivée à échéance du contrat.

Dans les deux cas, notre investisseur sera propriétaire de l’actif lors de l’arrivée à échéance du contrat. Cependant, avec la première option, l’investisseur aura dû débourser son argent bien plus tôt pour acheter l’actif financier. Cette sortie d’argent anticipée correspond à un manque à gagner pour notre investisseur qui aurait très bien pu placer cet argent au taux sans risque et obtenir des intérê ts en attendant la date d’échéance du contrat.

Le prix des contrats futures tient compte de ce coût d’opportunité, si bien que le prix d’un contrat future (F0) est égal au prix de l’actif au comptant (P0) actualisé au taux sans risque (r) sur la période (T) qui sépare le contrat de son arrivée à échéance. Soit F0 = P0 x erT

La prise en compte du taux sans risque est incontournable, mais d’autres paramètres doivent également entrer dans le calcul de l’investisseur. Certains de ces paramètres complémentaires seront à l’avantage du détenteur du contrat (coût de stockage), d’autres seront à son désavantage (versement de dividendes).

Points à terme, points de report et points de déport

La différence entre le prix spot et le prix à terme s’exprime en points à terme. Selon l’actif concerné et le contexte économique, un actif présentera des points de déport (backwardation) si son prix spot est supérieur à son prix à terme, ou des points de report si son prix spot est inférieur à son prix à terme (contango).

Couvrir son risque grâce aux contrats à terme

Les contrats à terme peuvent être utilisés à des fins spéculatives, mais aussi et surtout afin de se prémunir d’un risque. En effet, un investisseur qui détiendrait l’é quivalent en actions de l’indice CAC 40 pourrait s’inquiéter de l’évolution de l’indice parisien au cours de ces prochains mois. Plutôt que de vendre la totalité de son portefeuille (ce qui génèrerait des frais de courtage élevés), l’investisseur peut s’engager en tant que vendeur du future CAC 40.

À échéance du contrat, si l’indice boursier a effectivement baissé, l’investisseur aura subi des pertes sur son portefeuille d’actions, mais celles-ci seront compensées par les gains réalisés sur la vente du contrat future. À l’inverse, si l’indice boursier progresse d’ici à l’échéance du contrat, l’investisseur subira des pertes sur la vente du contrat future, mais celles-ci seront compensées par les gains réalisés sur son portefeuille d’actions.

Si vous anticipez une correction du marché des actions, la mise en place d’une stratégie de couverture est également possible en ayant recours aux CFD à risque limité.

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