Rien y fait, la chute des bourses chinoises, la saga hellénique, les soubresauts des indices européens, les cours de l'or sont sous une pression telle qu'ils n'arrivent même plus à reprendre de la hauteur ces dernières semaines. En cause, de nombreux facteurs parmi lesquels j'en retiens particulièrement deux : - le dollar fort, et qui le restera à priori tant que les opérateurs anticiperont une possible hausse de taux aux USA. - la vente d'or par les particuliers chinois, afin de remplir ou renflouer leur nouveau compte de bourse, à la mode en ce moment. Mais il y a une autre raison, simpliste je vous l'accorde, qui pèse sur les cours du métal jaune : la fin de sa tendance haussière puissante de long terme. On pourra retourner les graphiques, ne se concentrer que sur 20 ans et dire que les prix sont en hausse sur une telle période mais soyons factuels...l'or a été haussier de 2000 à 2012 et ce marché haussier puissant est terminé. Ci-dessous une vue d'ensemble en logarithmique vous permettra de vérifier mes dires, ainsi que de déceler une zone majeure, comprise entre 700 et 1000 USD. Les fameux 1000 USD, seuil technique, mais également psychologique, semble attirer les cours. Malgré les consolidations du Dollar ou les poussées d'aversion au risque, les vendeurs ne lâchent rien, les prix sont sous pression. Vous noterez à quel point la moyenne mobile simple à 100 semaines matérialise bien la tendance de moyen terme. Support jusqu'en 2012 avant de lâcher, désormais résistance qui a parfaitement fonctionné sur les 1300 USD en début d'année 2015. En d'autres termes, tant que les prix resteront sous ce pivot dynamique, la baisse sera de mise. Aussi, et parce que le dollar américain pourrait de nouveau connaitre un épisode haussier, si les chiffres du chômage publiés sont aussi solides que les précédents, une accélération vers les plus bas annuels, voire leur cassure, serait du domaine de l'envisageable. Si tel devait être le cas, une accélération baissière, comme en 2013, pourrait rapidement conduire les prix vers/sous les 1000 USD. A contrario, une baisse du dollar, permettrait de reprendre un peu de hauteur. Par la suite, si les cours venaient à casser les 1300, un retournement serait effectif, nous aurions alors le temps d'y revenir ! En conclusion, alors que 70 à 90% des clients particuliers de différents brokers sont à l'achat, comme depuis 2 ans, ce qui ne plaide vraiment pas pour un décalage haussier, et que la tendance reste fermement ancrée à la baisse, il n'est pas impossible de revivre une aspiration par le bas comme en 2013...les acheteurs devront donc être prudents et factuels en cas de dérapage, les vendeurs sur le qui vive pour éventuellement entrer ou renforcer? Nota bene : il s'agit ici d'une analyse de moyen terme se concevant tout à fait avec une continuation de la léthargie actuelle, comme d'un rebond vers 1230, qui ne changerait néanmoins rien à la situation évoquée. Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets Suivez moi sur Twitter : @NCheron_CMC Egalement @CMCMarkets_FR Clients et lecteurs, n’hésitez pas à nous faire des retours sur les analyses publiées, directement sur gestionclients@cmcmarkets.frCe commentaire présente un caractère purement informatif et ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente d’instruments financiers. CMC Markets ne saurait être tenu responsable quant à l'exactitude, la fiabilité, l'exhaustivité ou la pertinence de ces informations ou données.Les observations, analyses et conclusions qui en résultent sont basées sur des données graphiques de CMC Markets et non sur des données relatives aux instruments sous-jacents réels. L’utilisation de données graphiques a des limites et l’analyse technique n’est pas une science exacte. Nous vous recommandons d’utiliser ces données en complément d’autres supports/facteurs lors de votre prise décision de d’achat ou de vente. N’oubliez pas que les CFD présentent un caractère hautement spéculatif et qu’il est possible de perdre un montant supérieur au capital investi. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.