Alors que la saison des résultats d’entreprise bat son plein, avec des publications jusqu’ici en ligne avec les attentes, les marchés boursiers poursuivent leur phase de redressement. Depuis une semaine, les indices boursiers ont repris un peu de hauteur et ont effacé une partie des pertes concédées depuis le début du mois d’octobre. L’indice Eurostoxx50 a rebondi de +5,9% au cours des cinq dernières séances, contre 5,1% pour le S&P 500 et +2,7% pour le Nikkei 225. Plus avancées aux Etats-Unis qu’en Europe, les publications trimestrielles font actuellement figure de catalyseurs pour les marchés boursiers. En Europe, Orange a publié, hier, des résultats supérieurs aux attentes, avec un recul du chiffre d’affaires moindre qu’anticipé. Gemalto et Safran ont de leur côté confirmé la progression de leur chiffre d’affaires. A Wall Street, où une bonne partie des compagnies du S&P 500 ont déjà publié, la croissance bénéficiaire des poids lourds de la cote reste bien orientée. Apple, Caterpillar, General Motors, Yahoo !, 3M, American Airlines, United Airlines n’ont pas déçu, avec de solides résultats. Cette orientation globalement positive outre-Atlantique est signe de reprise économique solide. Les bons résultats dans le secteur de la consommation discrétionnaire sont un signal intéressant, puisque ce secteur sensible aux cycles est un bon indicateur conjoncturel. Parmi les quelques déceptions, Google a annoncé un bénéfice net en recul de 5%, à 2,8 milliards de dollars. La firme de Mountain View est notamment pénalisée par le ralentissement de la « monétisation du clic » : en effet, la croissance du nombre de clic sur des annonces publicitaires a été moins forte qu’attendue au troisième trimestre, cet indicateur « avancé » étant synonyme de ralentissement des revenus publicitaires. Parallèlement aux résultats microéconomiques, les prochaines séances vont probablement être influencées par les résultats des stress-test de la BCE (dans le cadre du fameux AQR « Asset Quality Review »), publiés dimanche. Passé au crible, le secteur bancaire européen sera une nouvelle fois jugé sur sa capacité à présenter des fonds propres robustes. Même si la BCE fait constamment l’effort de « garantir » son soutien au secteur en cas d’éventuelle défaillance, pour circonscrire les risques systémiques, toute déception quant à la santé des établissements bancaires pourrait être une source de repli des marchés actions et de regain d’aversion au risque. Selon le « Sentiment Clients », le baromètre du sentiment des clients de CMC Markets (plus de 45.000 dans le monde, établi quotidiennement à partir de leurs positions réelles), les traders restent globalement « acheteurs » sur les indices CAC 40 (à 77%) et Dax (à 68%). En revanche, ils sont « vendeurs » sur l’indice S&P 500 et Nasdaq 100 (à 75% pour les deux indices). Sur les marchés des matières premières, l’or continue d’être recherché (courant acheteur à 75%). Les investisseurs sont aussi « acheteurs » sur le baril de pétrole brut WTI (83%) et Brent (67%). Enfin, sur le Forex, les positions de trading sont essentiellement vendeuses sur l’EUR/USD (à plus de 65%). Par Judith Danan, Head of Sales Trading de CMC Markets France Ce commentaire présente un caractère purement informatif et ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente d’instruments financiers.