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Les rachats d’actions ont la cote

Lorsque la première capitalisation boursière mondiale décide de redistribuer à ses actionnaires une partie de ses résultats sous une forme alternative au dividende, cela ne passe pas inaperçu. Avec sa dernière opération à 100 milliards, Apple porte à 275 milliards de dollars le montant total de ses rachats d’actions depuis 2012. Bonne nouvelle pour les actionnaires de l’entreprise, ce rachat peut également être interprété différemment : Apple ne trouve pas d’investissement aux plus de 200 milliards de dollars de trésorerie dont elle dispose.

Zoom sur les programmes de rachat d’actions

Les rachats d’actions sont des opérations financières réalisées couramment par les entreprises afin d’intervenir sur leur capital. Autorisées en France depuis 1998, ces opérations ne sont toutefois pas autant utilisées qu’aux États-Unis où un quart des sociétés du S&P 500 rémunère ses actionnaires uniquement de cette façon, sans recourir au versement de dividendes.

Nous distinguons deux types d’opérations de rachat d’actions.

Dans un premier cas, le conseil d’administration de l’entreprise propose aux actionnaires le rachat de tout ou partie de leurs actions. Dans un deuxième cas, l’intervention est réalisée « au fil de l’eau » ce qui permet à l’entreprise de racheter ses actions sur le marché petit à petit, à la suite d’une approbation par l’assemblé e générale, et dans la limite de 10% de son capital. Dans les deux cas, l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) contrôle ces opérations et doit en être informée.

Que faire des actions rachetées ?

Plusieurs possibilités s’offrent à l’entreprise une fois les actions rachetées.

Les actions peuvent être annulées si l’entreprise souhaite réduire son capital social. Cette réduction de capital agit directement sur la structure des financements de l’entreprise.

Les actions peuvent être remises aux salariés dans le cadre d’une politique de stock-options ayant pour but la convergence des intérêts des salariés et des dirigeants.

Les actions peuvent être conservées en vue d’une future acquisition. En effet, dans le cadre d’une croissance externe, les entreprises peuvent recourir à des Offres Publiques d'Échange (OPE). Une entreprise prédatrice fait alors une offre d’achat à une entreprise cible en lui proposant des titres en échange. Cette solution est envisagée par les entreprises ne souhaitant pas réaliser une Offre Publique d’Achat (OPA) qui, quant à elle, s’effectue en échange de liquidités.

Enfin, les actions peuvent être revendues par l’entreprise afin de réguler son cours de bourse.

Quels impacts sur les marchés ?

Les opérations de rachat d’actions sont généralement appréciées par les marchés et se traduisent le plus souvent par une hausse du cours des actions. L’entreprise envoie un signal de confiance en préférant racheter ses actions qu’elle pense sous-évaluées par le marché. La recherche de ce mouvement haussier justifie la mise en place de tels programmes par les entreprises dont le cours de l’action a diminué. Le rachat d’actions permet également à l’entreprise d’éviter une trop grande dilution de son capital, elle est donc moins vulnérable à une potentielle OPA.

Dans le cas où les actions rachetées sont annulées, les actionnaires conservant leurs titres bénéficient de ce rachat grâce à une augmentation du Bénéfice par Action (BPA) et donc potentiellement du dividende qui leur sera versé. Face à la faiblesse des taux d’intérêt ces dernières années, cette nouvelle technique de rémunération de la trésorerie justifie l’utilisation croissante de ces programmes.

Cependant, comme évoqué dans l’introduction de cet article, les investisseurs peuvent aussi percevoir ces opérations comme un manque d’audace de la part de l’entreprise qui n’a pas trouvé d’investissement plus intéressant ou qui ne parvient pas à se développer sur des marchés offrant une rentabilité supérieure à celle de ce programme de rachat d’actions. Les entreprises doivent donc rester prudentes quant à l’utilisation massive de ces programmes car leur situation financière déterminera souvent l’interprétation de ces opérations par les marchés.


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