Depuis le vendredi 30 septembre, séance tumultueuse pour le titre Deutsche Bank qui avait ouvert à -10% à 10 euros pour terminer en hausse de 12%, les indices européens ont retrouvé une pente haussière soutenue par de nombreux éléments fondamentaux.

Les bancaires qui effrayaient les investisseurs Deutsche Bank et Monte dei Paschi di Siena sont recherchées depuis, la première gagne plus de 30% à 13,3 euros depuis son test des 10 euros le vendredi 30 septembre dernier et la seconde gagne plus de 100% sur les cinq dernières séances, soutenue par un projet de restructuration du Groupe et des suppressions d’emplois. Ainsi, un titre comme BNP Paribas, qui perdait 30% au mois de février dernier, vient de retrouver l’équilibre en 2016, à 53 euros. Parallèlement à cela, la situation du secteur énergétique, second secteur le plus en baisse en février 2016, s’est également améliorée, avec un pétrole WTI qui travaille ses plus hauts annuels à 50,5 dollars, soutenu par des spéculations accrues concernant un gel des producteurs de pétrole en fin d’année et des stocks en forte baisse la semaine passée.

Du côté des USA, les résultats d’entreprises pourraient enfin se redresser après 6 trimestres consécutifs en baisse. Pour le moment, sur 120 sociétés du S&P 500 qui ont déjà publié leurs comptes trimestriels, 78% ont dépassé les estimations des analystes contre 63,5% pour la moyenne à long terme, un soutien intangible aux velléités haussières, avant les élections. Aussi, la probabilité de hausse de taux en décembre atteint les 70% au vu des Fed Funds, ce qui devrait valider le scénario de hausse de taux de la réserve fédérale américaine (et lui donner un minimum de crédibilité) mais ne devrait pas déstabiliser les indices tant les opérateurs y ont été préparés toute l’année. Nous attendons que l’élection américaine ait lieu pour que les opérateurs retrouvent de la visibilité et soient en mesure de se demander si les plus hauts historiques ne pourraient être retrouvés sur l’indice directeur S&P 500, comme ils l’ont été hier sur le Nasdaq 100 à 4 915 points.

Mais n’allons pas trop vite en besogne car l’approche des élections pourrait peser, tout comme une éventuelle consolidation du pétrole. Et alors que le CAC40, le DAX et le S&P 500 travaillent des résistances de court terme clé pour la suite à respectivement 4 570, 10 800 et 2 155, la prudence pourrait être de mise, ou du moins un certain pragmatisme.

Évolution du CFD France 40 – Données journalières

Source : CMC Markets, Plateforme Next Generation au 25/10/2016. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Depuis le brexit, le CAC40 est clairement dans une tendance haussière matérialisée par des plus bas de plus en plus hauts et nous constatons qu’un fort courant acheteur a permis à l’indice français de passer de 4 300 en septembre à 4 570 ce matin. Toutefois, en données journalières, les indicateurs sont surachetés, la résistance du 8 septembre dernier à 4 570 points ne semble pas pouvoir être dépassée et une respiration légitime pourrait donc prendre forme. En d’autres termes, si les 4 580 venaient à être dépassés, les plus hauts du mois d’avril à 4 610 points voire le cours de clôture de 2015 à 4 640 points pourraient être revus. À contrario, sous les 4 570, une consolidation pourrait naître avec en ligne de mire le support journalier clairement établi à 4 500 points, borne haute d’un triangle dont les cours se sont échappés par le haut la semaine passée.

Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets

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