Avec plus de 2 milliards d’utilisateurs actifs chaque mois, Facebook touche plus d’un terrien sur quatre. Quant à Apple, avec ses 130 milliards de dollars de liquidités en réserve, la firme à la pomme pourrait se permettre de payer cash une société comme LVMH, plus grosse capitalisation de l’indice CAC 40...

Si les géants du numérique règnent sans partage sur l’économie mondiale, quelques nuages noirs sont néanmoins apparus au cours de l’année 2018. Peut-on pour autant en déduire que l’âge d’or des Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft (GAFAM) appartient déjà au passé ?

Une fin d’année boursière tourmentée

En août dernier, Apple devenait la première entreprise cotée en bourse à dépasser le seuil symbolique des 1 000 milliards de dollars de capitalisation. Quatre mois plus tard, la valorisation de l’entreprise a fondu de plus de 30% pour revenir sous les 700 milliards de dollars. Première capitalisation mondiale cet été, Apple vient donc de quitter le podium pour céder la place à Microsoft (765 milliards de dollars), Amazon (747 milliards de dollars), et Alphabet (maison-mère de Google valorisée à 730 milliards de dollars).

Le ralentissement de la croissance chinoise pèse sur les ventes d’iPhones, mais Apple tout comme les autres membres du cercle des GAFAM doit aussi et surtout faire face à la concurrence croissante des BATX chinois (Baidu, Alibaba, Tencent, et Xiaomi).

Pour l’indice technologique américain Nasdaq auquel appartiennent les GAFAM, le second trimestre aura donc été particulièrement morose avec une entrée en tendance baissière caractérisée par un repli supérieur à 20%.

Gestion des données

Au-delà de leurs réserves de liquidités, les GAFAM sont assis sur un autre tas d’or : la donnée. Élément essentiel pour éduquer l’intelligence artificielle et nourrir ses algorithmes, les données personnelles et publiques sont au cœur de la stratégie de conquête des géants du numérique.

Avec leurs milliards d’utilisateurs et leurs milliards de dollars, ces entreprises ont peu à peu réussi à étendre leurs activités bien au-delà de leur cœur de métier. Problème, un grand pouvoir implique aussi de grandes responsabilités et les GAFAM sont aujourd’hui confrontés au revers de la médaille : comment gérer et protéger les données personnelles de leurs utilisateurs sans perdre en rentabilité ?

Pris dans la tourmente de l’affaire Cambridge Analytica en début d’année dernière, Facebook apparait comme la société la plus exposée en raison du caractère très personnel des données qu’elle exploite.

2019, fin de l’évasion fiscale ?

Depuis le 1er janvier 2019, la « taxe GAFAM » est devenue une réalité en France. Taxés sur leurs chiffres d’affaires, les géants du numérique pourraient avoir à payer 500 millions d’euros pour leurs seules activités françaises selon les déclarations du ministre de l’économie Bruno Le Maire. Attendue de longue date, cette mesure fiscale devrait permettre de réduire la différence des taux d’imposition entre les mastodontes du Web taxés en moyenne à hauteur de 9% de leurs chiffres d’affaires, et les entreprises plus traditionnelles taxées en moyenne à hauteur de 23%.

Soutenu par la France et par le commissaire européen aux Finances, le projet d’extension de cette taxe au niveau européen pourrait se concrétiser au cours des prochains mois.

 

 

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