L’accord à taux futur est un produit financier dérivé incontournable du marché monétaire. Voici quelques explications pour bien comprendre son fonctionnement.

Montant nominal, taux fixe, taux de référence, taux variable, nombre de jours de l’année, date de signature, date de valeur, date d’échéance et date de paiement, il est aisé de se perdre dans les caractéristiques d’un accord à taux futur. Au-delà du jargon technique, comprendre le fonctionnement de ce produit financier dérivé n’est pourtant pas si compliqué.

Qu’est-ce qu’un accord à taux futur ?

Un accord à taux futur (ATF) ou forward rate agreement (FRA) est un contrat conclu entre deux parties pour échanger des intérêts à une date future. La partie acheteuse du contrat s’engage à payer un taux fixe. La partie vendeuse s’engage quant à elle à payer un taux variable.

Le montant nominal d’un accord à taux futur

Le montant nominal d’un accord à taux futur correspond à la somme d’argent retenue pour calculer le montant des intérêts dus par les parties au contrat. Dans le cadre d’un accord à taux futur, cette somme n’est pas échangée puisque seule la différence des flux d’intérêts est échangée.

Les trois taux d’un accord à taux futur

Le taux fixe correspond au taux dû par la partie acheteuse à la partie vendeuse, il est fixé lors de la signature du contrat. Le taux variable correspond quant à lui au taux dû par la partie vendeuse à la partie acheteuse, il est exprimé par rapport à un taux de référence augmenté d’une constante (par exemple, EURIBOR + 2%). Ce taux de référence utilisé pour exprimer le taux variable est souvent un taux interbancaire.

Les dates clés d’un accord à taux futur

La période sur laquelle sont calculés les intérêts est caractérisée par une date de valeur (date de début) et une date d’échéance (date de fin), la date de valeur étant le plus souvent postérieure à la date de signature du contrat.

La différence entre les intérêts associés au taux fixe et les intérêts associés au taux variable est alors versée lors de la date de paiement. Par convention, les dates clés sont souvent notées en mois de la façon suivante : « date de valeur x date d’échéance ».

Par exemple, la notation « 3 x 6 » signifie que la date de valeur du contrat aura lieu 3 mois après la date de signature du contrat et que la date d’échéance aura quant à elle lieu 6 mois après la date de signature. Il s’agit donc ici d’un accord à taux futur d’une durée de 3 mois (6 moins 3 mois).

Enfin, le nombre de jours de l’année permet aux deux parties de se mettre d’accord sur les modalités exactes du contrat pour définir notamment si le calcul s’appliquera à une année de 365 jours ou de 360 jours.

Conclusion

Dans le cadre d’un accord à taux futur, lorsque le taux fixe défini lors de la date de signature est supérieur au taux variable lors de la date de valeur, la partie acheteuse verse la différence des intérêts à la partie vendeuse à la date de paiement. À l’inverse, lorsque le taux fixe est inférieur au taux variable, la partie acheteuse reçoit la différence des intérêts de la part de la partie vendeuse.

 

 

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