Les 23 et 26 mai 2019, plus de 300 millions d’européens se rendront aux urnes pour élire les députés du Parlement européen. Ce vote aura de grandes conséquences pour l’avenir de l’Europe, il pourrait aussi avoir de grands effets sur les places boursières européennes et sur l’euro.

Pour bien comprendre l’actualité politique des prochaines semaines, profitons de cet article pour faire un point sur le fonctionnement des élections législatives européennes.

Les pouvoirs du Parlement européen

Le Parlement européen est l’unique institution européenne élue au suffrage direct par les citoyens. Une fois élus, les députés ont avant tout un rôle législatif puisqu’ils amendent et votent les lois proposées par l’organe exécutif de l’Union européenne : la Commission européenne.

Les eurodéputés ne proposent donc pas de lois. Pour qu’une loi européenne soit adoptée, elle doit être validée à la fois par le Parlement européen et par le Conseil de l’Union européenne qui réunit les ministres des États membres.

Par ailleurs, toujours en coordination avec le Conseil de l’Union européenne, les eurodéputés établissent le budget annuel de l’Union européenne.

Enfin, les eurodéputés exercent un contrôle sur la Commission européenne puisqu’ils élisent son président, valident sa composition, et peuvent décider de la démettre.

Candidats et électeurs européens

En 2019, les électeurs de 27 États membres devront élire 705 eurodéputés pour 5 ans. Soit 46 élus de moins qu’en 2014 en l’absence des députés Britanniques, Brexit oblige.

Pour se présenter, les candidats doivent être citoyens de l’Union européenne et en âge d’être élus dans leur pays d’origine (18 ans en France). S’ils vivent dans un autre pays européen que le leur, les candidats peuvent alors se présenter aux élections dans ce pays.

Chaque État possède un nombre de sièges au Parlement européen proportionnel à la taille de sa population. La France disposera ainsi de 79 sièges à répartir entre les candidats élus. État le plus peuplé de l’Union européenne, l’Allemagne possèdera le plus d’eurodéputés avec 96 sièges.

Un principe européen et des règles nationales

Dans tous les États de l’Union européenne les élections suivent le principe du scrutin proportionnel plurinominal. En d’autres termes, les partis nationaux créent des listes hiérarchiques de candidats, les citoyens votent pour une liste, et le nombre de candidats élus sur cette liste est alors proportionnel au nombre de voix obtenues par la liste.

Ce système des listes diffère néanmoins selon les États. Certains pays, comme la France, exigent ainsi des listes bloquées. Pour ce type de listes, les citoyens ne peuvent changer ni les noms ni l’ordre des candidats. D’autres pays autorisent au contraire les listes ouvertes et le vote préférentiel. Dans ce cas, les citoyens peuvent alors modifier l’ordre et la composition des listes, voire les mixer entre elles.

Par ailleurs, il existe un seuil électoral variable selon les pays (le score minimal que doit réaliser une liste pour recevoir des sièges). En France, ce seuil est fixé à 5% des voix.

Une fois élus au Parlement, les députés constitueront des groupes transnationaux selon leurs affinités politiques.

 

 

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