Afin de dynamiser leur croissance économique et leurs échanges commerciaux, de nombreux pays tentent d’unir leurs forces. Or, si la volonté reste souvent la même d’une région à l’autre, les niveaux d’intégration diffèrent (zone de libre-échange, union douanière, marché commun, union économique ou zone monétaire).

Exemple le plus abouti à ce jour, le projet européen s’est formé au fil des accords et traités pour donner aujourd’hui naissance à l’Union européenne. Le Vieux Continent n’est toutefois pas le seul à rechercher cette unité, puisque d’autres pays s’organisent eux aussi pour s’associer à l’échelle d’un continent (Accord de Libre-Échange Nord-Américain ou Mercosur pour ne citer que les projets américains).

Si cette intégration régionale permet la création d’un marché commun plus grand, favorable aux entreprises, elle favorise également les consommateurs qui bénéficient de baisses de prix grâce à la mise en concurrence des entreprises nationales.

Zoom sur les différents degrés de l’intégration régionale

Le premier degré d’intégration est la zone de libre-échange. Elle permet une libre circulation des marchandises entre les pays via la suppression des barrières douanières tarifaires et non-tarifaires. À ce stade, les pays conservent cependant leur propre système douanier puisqu’aucun tarif extérieur commun n’est adopté. En revanche, lorsqu’un tarif extérieur commun est adopté, la zone de libre-échange devient alors une union douanière.

L’Union européenne a ainsi dans un premier temps vu le jour sous la forme d’une zone de libre-échange avec la Commission Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) créée en 1951. Ce n’est qu’en 1968 qu’un tarif extérieur commun fut adopté par les six pays ayant ratifié le Traité de Rome.

La mise en place d’un marché commun va encore plus loin puisqu’elle étend la libre circulation (qui ne concerne que les marchandises dans le cas d’une union douanière) aux personnes, services et capitaux.

Tandis que la libre circulation des services au sein de l’Union européenne a été introduite par le traité de Rome, celle des personnes n’est permise que depuis 1985 pour les pays membres de l’espace Schengen. Une directive de 1988 a également mis en place la libre circulation des capitaux. Lorsque le marché commun est complété par des politiques communes aux États membres, nous parlons alors d’union économique. C’est notamment le cas de l’Union européenne dont les pays sont soumis à la Politique Agricole Commune (PAC) ainsi qu’à une politique européenne de la concurrence. 

Enfin, une zone monétaire regroupe quant à elle des pays qui acceptent qu’une devise serve d’étalon pour tous les pays membres de la zone. Le pays dont la devise sert de référence est alors responsable de la gestion des réserves de changes. Nous préfèrons cependant parler d’union monétaire lorsque les pays choisissent d’adopter une monnaie commune comme c’est le cas pour les pays membres de la zone euro regroupés dans l’Union Monétaire Européenne (UME). En supprimant le risque de change, une zone monétaire favorise la stabilité monétaire des pays membres.

 

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