À de rares exceptions, tout montant versé par une personne morale soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) à ses associés ou actionnaires peut être considéré comme dividende.

Particulièrement scrutée par les investisseurs en bourse, la date de détachement du dividende représente la date à laquelle le montant exact du dividende est publiquement annoncé. Cette date est ensuite suivie par la date de versement du dividende, généralement quelques jours après.

La forme de ces versements est le plus souvent monétaire mais quelques cas particuliers existent et sont malgré tout considérés comme des dividendes bien que n’étant pas versés sous forme monétaire : les actions nouvellement émises que les sociétés octroient à leur actionnaires ou associés, les prêts et avances consentis aux actionnaires ou associés étant des personnes physiques, mais aussi les boni de liquidation perçus lors de la liquidation des actifs d’une entreprise ayant déposée le bilan.

Bien qu’ils soient fréquemment prélevés sur le bénéfice net des sociétés, les dividendes peuvent aussi être prélevés sur les réserves de trésorerie, ce qui permet aux sociétés de verser des dividendes même en période de pertes nettes.

Les implications pour la société et pour les actionnaires

Lors du détachement des dividendes la valeur comptable de la société est diminuée du montant détaché, le cours des actions baisse alors en proportions de la valeur comptable extraite à travers le détachement.

Par conséquent, le versement de dividendes ne constitue pas en soit un enrichissement des actionnaires, car il est compensé par la baisse des actions possédées par les bénéficiaires du dividende. Il sera plus juste de considérer une telle rétribution comme une transformation d’une part de l’entreprise en liquidités que les actionnaires pourront réinvestir selon leurs besoins.

Lorsque les dividendes sont versés sous forme d’actions nouvellement émises, la trésorerie de la société n’est pas affectée, et la baisse de la valeur théorique des actions provient dans ce cas de l’augmentation du nombre d’actions en circulation. La valeur d’une seule action étant égale à la valorisation de la société divisée par le nombre d’actions en circulation, il est naturel que l’émission de nouvelles actions impacte à la baisse leur valeur unitaire.

Stratégies de versement des dividendes

Il appartient aux actionnaires d’une société de décider ou non de détacher chaque année un dividende à la fin d’un exercice comptable, notons toutefois que de plus en plus de sociétés s’inspirent du modèle américain en versant leurs dividendes sur une base semestrielle.

Le détachement dépend de l’appréciation du bénéfice net de l’entreprise par ses actionnaires ; s’ils estiment que le bénéfice net est supérieur au seuil permettant de subvenir aux besoins opérationnels futurs de la société, ils pourront choisir de se verser l’excédent en dividendes, s’ils jugent en revanche qu’il est impératif de constituer des réserves de capitaux pour financer le développement futur de la société, ils préfèreront réinjecter la totalité des bénéfices nets dans les réserves de la société.

En règle générale, la politique de rémunération des actionnaires d’une société suit la courbe de croissance de cette dernière.

Une jeune structure en phase d’amorçage, qui cherche à financer son développement, aura éventuellement besoin d’utiliser la totalité de ses bénéfices nets pour couvrir les frais engendrés par de futures acquisitions en plus des charges engendrées par le lancement de son activité.

En revanche, une société en phase de stabilisation aura plus de facilités à financer ses opérations et son développement au vu des volumes conséquents de ventes qu’elle génère. Généralement assises sur des réserves de trésoreries plus importantes, ces sociétés sont davantage enclines à appliquer une politique de dividende généreuse pour satisfaire les actionnaires et conserver une communication financière favorable malgré un ralentissement de leur croissance.

 

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