Depuis le début de l’année 2017, le pétrole WTI est passé de 54$ à 46,20$, soit plus de 14% de baisse. Le pétrole a même touché un point bas à 43,5$ le 5 Mai lors de la parution des chiffres du chômage aux États-Unis, point que nous n’avions pas touché depuis Novembre 2016, et à partir duquel l’or noir avait rebondi.

 

Évolution du CFD à risque limité sur Pétrole WTI – Données journalières

Source : CMC Markets, Plateforme Next Generation au 10/05/2017. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

 

En effet, le mouvement de consolidation entamé le 23 Février 2017 sur le pétrole semble s’être accéléré ces derniers mois, notamment plombé par la perspective d’une accélération de la production aux États-Unis et par des incertitudes sur l’économie chinoise, comme le traduit la baisse du PMI en avril.

L’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) a déployé tous ses efforts depuis la fin 2016 pour réduire la production de barils et faire remonter le cours de l’or noir, mais la production aux États-Unis contrecarre pour l’instant tous ses plans avec une augmentation des extractions de pétrole de schiste de 9% depuis le début de l’année, au plus haut depuis un an et qui a ainsi franchi le seul des 9,1 millions de baril par jour. La prochaine réunion de l’OPEP aura lieu le 25 Mai 2017 et nous donnera une indication de la politique suivie pas les pays membres, en ce qui concerne la poursuite voire l’approfondissement de l’accord signé fin 2016. Pour rappel, les pays membres ainsi que 11 autres acteurs dont la Russie, s’étaient engagés pour réduire leur production de 1,8 million de barils par jour. Mais les États-Unis s’étaient tenus à l’écart de cet accord.

Une « guerre » se joue également entre l’Arabie Saoudite et les États-Unis, dont on sait que Donald Trump souhaite l’indépendance énergétique. En effet, le seuil de rentabilité du pétrole de schiste a considérablement diminué, passant de 70$ en 2013 à 40$ fin 2016. Cela pousse donc les États-Unis à abonder le marché pour faire baisser le prix du baril, ce qui commence à se faire ressentir dans les finances du royaume de l’Arabie Saoudite, qui souhaite voir le prix du pétrole retrouver un niveau autour des 60$ voire 70$. En revanche, un pétrole trop peu cher ne serait pas non plus rentable pour les américains, qui pourraient donc faire en sorte que le prix du baril se stabilise autour des 45$. Il est donc à l’heure actuelle possible de penser que le pétrole pourrait se stabiliser dans un range de 10$, entre 45$ et 55$.

 

Les stocks de pétrole sont passés de 930 000 barils la semaine dernière à 5,24 millions cette semaine et justifient le souhait des pays de l’OPEP de faire remonter les cours du pétrole.
Si un accord sur une poursuite de réduction des stocks était trouvé, alors nous pourrions voir le pétrole remonter vers les 50$ à court terme, les 55$ à moyen terme et les 60$ à plus long terme.

En revanche, nous devrons surveiller la stratégie américaine ainsi que la demande pour le pétrole car toute chute nouvelle du pétrole pourrait faire baisser à nouveau les cours vers les 44$ voire les 40$ à moyen terme. Les prochaines échéances ainsi que les stocks hebdomadaires publiés chaque semaine nous permettront de suivre cette actualité.

 

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