Buenos Aires accueillera le 30 novembre prochain le sommet annuel du Groupe des 20 (G20). Profitons de cette occasion pour revenir sur l’histoire et sur le fonctionnement de ce haut lieu de la coopération économique et financière.

Prévenir et résoudre les crisesfinancières

Né en 1999 en marge du Groupe des 7 (États-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Canada), le G20 se compose de 19 États “importants sur le plan systémique » : États-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Canada, Russie, Argentine, Australie, Brésil, Chine, Inde, Indonésie, Mexique, Arabie saoudite, Afrique du Sud, Corée du Sud, Turquie, et d’une zone économique : l’Union européenne ; soit près de 85% de l’économie et deux tiers de la population mondiale.

Créé en réponse aux crises financières des années 1990, le G20 devait remettre en cause l’hégémonie occidentale dans la maîtrise des sphères économiques et financières mondiales. Il illustre alors la fin des oppositions Est-Ouest et Nord-Sud.

En l’absence de base juridique et sans mission précise, le G20 reste une institution informelle en constante évolution.

Avant 2008, il était un forum de discussion et proposition sur les questions économiques et financières. Les ministres des Finances et les directeurs des banques centrales des États membres établissaient alors des diagnostics de la situation économique globale et élaboraient des stratégies communes afin de favoriser la croissance mondiale, de résoudre et de prévenir les crises.

La crise de 2008 et la promotion du G20

En 2008, le G20 acquiert une nouvelle dimension suite à la crise financière américaine et à ses répercussions mondiales. Le groupe réunit alors les chefs d’États en une cellule de crise mondiale dédiée aux questions économiques et financières. À compter de ce moment, les sommets du G20 gagnent en couverture médiatique et leur portée devient plus politique.

Toujours dans le but de prévenir et de résoudre les crises économiques et financières, divers thèmes majeurs ont été abordés depuis 2008, parmi lesquels : le renforcement des capacités financières du FMI pour aider les États en difficulté, la lutte contre les paradis fiscaux, la maîtrise des dettes et des déficits, ou encore l’échange d’informations fiscales.

Plus qu’un directoire, le G20 est avant tout un laboratoire au sein duquel les États membres coopèrent au lieu de s’affronter sur le plan économique. Bien que le groupe ne prenne que peu de décisions effectives, cela ne l’a pas empêché de s’imposer comme le principal forum de gouvernance économique mondial. D’ailleurs, au-delà des questions économiques, le rôle de concertation du G20 s’est élargi en 2008 aux grands enjeux globaux et aux autres crises (climatique, sanitaire, migratoire) avec la participation d’organisations de la société civile.

Le G20 aujourd’hui, une réponse aux crises de notre époque

Le dernier sommet du G20 à Hambourg en 2017 a accouché de plusieurs compromis qui ont fait son succès : une réaffirmation des ambitions de l’Accord de Paris sur le climat, le refus du protectionnisme, l’approfondissement des travaux en matière de fiscalité (un an après le scandale des « Panama Papers »), ainsi qu’une déclaration de lutte contre le terrorisme.

Pour 2018, l’édition argentine se penchera sur trois grandes priorités définies par le pays hôte : l’évolution du travail à l’heure du numérique, l’investissement privé pour soutenir les infrastructures de développement, et la production agricole durable.

 

 

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