Brexit et budget italien côté européen, tensions avec l’Arabie saoudite et élections de mi-mandat côté américain, les risques politiques ne manquent pas en cette fin d’année. Les craintes des investisseurs se cristallisent pourtant autour d’un tout autre sujet.

D’abord repéré au niveau de l’économie mondiale, puis de nouveau entraperçu dans les publications des entreprises américaines, le ralentissement économique se précise, si bien que les investisseurs n’hésitent plus à parler d’une fin de cycle.

Victimes de cette prise de conscience progressive, les valeurs technologiques américaines se retrouvent au cœur de la tourmente boursière. Alphabet et Amazon, deux sociétés emblématiques de ce secteur technologique américain, ont ainsi respectivement perdu -2,28% et -7,82% au cours de la semaine passée. En dépit de bons résultats, l’incertitude sur leurs prochaines publications a suffi à refroidir les investisseurs.

Pourtant, malgré la récente baisse des marchés, les banques centrales américaine et européenne maintiennent leurs caps. Jeudi, lors de sa conférence de politique monétaire, le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi s’est montré confiant quant aux perspectives de croissance et d’inflation en zone euro, et ce malgré les conséquences négatives de la guerre commerciale. Déjà abaissé à 15 milliards d’euros par mois, le programme de rachat d’actifs de la BCE devrait donc bien s’achever en décembre, comme annoncé lors de la réunion monétaire du mois de juin.

Depuis le début de l’année, toutes les grandes classes d’actifs sont à la baisse. Problème, de nombreuses stratégies d’investissement contemporaines reposent sur deux piliers : une faible volatilité et une décorrélation entre actions et obligations. Dans la tourmente actuelle, les valeurs refuges sont rares et la diversification des portefeuilles ne suffit plus à échapper à la baisse généralisée des marchés.

La cause de cette nouvelle corrélation entre marché des actions et marché obligataire provient en grande partie des craintes inflationnistes. D’une part car l’inflation pourrait inciter les banques centrales à remonter leurs taux plus rapidement que prévu, ce qui nuirait aux obligations. Et d’autres part car cette même inflation pourrait faire augmenter le poids de la dette et rogner les marges des entreprises. Au risque économique s’ajoute donc un risque financier.

Source : plateforme CMC Markets NEXT GENERATION.

La semaine s’ouvre aujourd’hui avec le dernier budget britannique avant le Brexit. Les mesures présentées par le chancelier Philip Hammond seront suivies de près par les investisseurs alors que les négociations avec l’Union européenne sont toujours dans l’impasse.

Les publications d’entreprises se poursuivront tout au long de la semaine avec les résultats trimestriels d’HSBC, de Bank of China, et de Mondelez aujourd’hui, de Coca-Cola, d’Ebay, de General Electric, de Facebook et de Pfizer mardi, d’AIG, de Kellogg, et de Sanofi mercredi, d’Apple, de Kraft Heinz et de Starbucks jeudi, et d’Alibaba et d’Exxon Mobil ce vendredi.

Les banques centrales japonaise et anglaise s’exprimeront respectivement mercredi et jeudi pour faire le point sur leurs politiques monétaires. Du côté des statistiques économiques, les investisseurs pourront suivre la publication des produits intérieurs bruts européen, français et italien au troisième trimestre 2018.

Vendredi, les chiffres du marché de l’emploi américain seront eux aussi suivis de près. D’après le consensus d’analystes, le taux d’emploi pourrait rester inchangé à 3,7%, son plus bas niveau depuis plusieurs décennies.

Évolution du CFD à risque limité France 40 - Données hebdomadaires sur 3 ans

Ce graphique se rapporte à un CFD à risque limité. Il est possible de perdre la totalité de votre investissement ainsi que les frais de négociation. Source : CMC Markets, plateforme Next Generation au 26/10/2018. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

En baisse de -2,31% au cours de la semaine passée, l’indice parisien parvient pour le moment à préserver son support des 4 900 points. En cas de rupture de ce niveau clé, la baisse pourrait se poursuivre jusqu’au support suivant situé à 4 725 points. À l’inverse, en cas de reprise haussière, le CFD à risque limité France 40 pourrait chercher à reprendre contact avec son ancien support des 5 245 points qui pourrait désormais faire office de résistance.

Évolution du CFD à risque limité EURUSD - Données hebdomadaires sur 3 ans

Ce graphique se rapporte à un CFD à risque limité. Il est possible de perdre la totalité de votre investissement ainsi que les frais de négociation. Source : CMC Markets, plateforme Next Generation au 26/10//2018. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

En baisse de -0,96% au cours de la semaine passée, la paire EUR/USD se dirige une nouvelle fois vers le support des 1,1290 dont la rupture pourrait entraîner les cours à la baisse en direction du niveau symbolique des 1,1000. À l’inverse, en cas de rebond, les investisseurs pourront surveiller la résistance des 1,1800 dont le franchissement pourrait permettre à la monnaie unique de retrouver une tendance de fond haussière face au billet vert.

Évolution du CFD à risque limité OR - Données hebdomadaires sur 2 ans

Ce graphique se rapporte à un CFD à risque limité. Il est possible de perdre la totalité de votre investissement ainsi que les frais de négociation. Source : CMC Markets, plateforme Next Generation au 26/10/2018. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

En hausse de +0,54% au cours de la semaine passée, le métal jaune poursuit son impulsion haussière mais n’est pour le moment pas parvenu à franchir sa résistance des 1 235$. En cas de franchissement, la hausse pourrait se poursuivre en direction de la prochaine résistance située à 1 305$. À l’inverse, en cas de rupture du support des 1 180$, la tentative de rebond pourrait être neutralisée et la baisse pourrait reprendre en direction du support majeur situé à 1 125$.

 

 

 

Ces informations sont produites par CMC Markets. Elles présentent un caractère purement informatif, elles ne constituent pas un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente d’instruments financiers ou de la recherche en investissement. Cette communication n'a pas été élaborée conformément aux dispositions réglementaires visant à promouvoir l'indépendance des analyses financières et à interdire d'effectuer des transactions sur l'instrument concerné avant la diffusion de la communication Ces informations vous sont fournies à titre indicatif et pourraient ne pas être actualisées. Elles peuvent être amenées à changer sans avertissement préalable. Les anticipations, projections ou objectifs mentionnés sont présentés à titre indicatif et ne sont en aucun cas garantis. CMC ne saurait être tenu responsable s’ils n'étaient pas réalisés ou atteints.