Banque centrale européenne prête à passer à l’action, état d’urgence aux États-Unis et conséquences économiques du Brexit, découvrez notre résumé de l’information financière pour cette semaine du 18 février 2019.

La zone euro dans une mauvaise passe

Avec une croissance nulle au dernier trimestre 2018, l’Allemagne évite in extremis l’entrée en récession. L’horizon économique reste pourtant bien encombré pour les pays de la zone euro avec des prévisions de croissance revues à la baisse par la Commission européenne pour 2019 et 2020.

Pour l’heure, la Banque centrale européenne prévoit toujours de garder ses taux directeurs inchangés au moins jusqu’à l’été, mais certains de ses officiels laissent d’ores et déjà entendre que des mesures de soutien pourraient être mises en œuvre en cas de ralentissement durable de la croissance. Benoit Coeuré vendredi, puis François Villeroy de Galhau ce dimanche ont ainsi déclaré que de nouveaux prêts à long terme pourraient si nécessaire être octroyés aux banques de la zone euro.

L’état d’urgence déclaré aux États-Unis

Mesure phare du candidat Donald Trump, la construction d’un « mur » à la frontière américano-mexicaine pourrait être financée à marche forcée. Le président américain vient en effet de décréter l’état d’urgence afin de contourner le Congrès et d’allouer lui-même 8 milliards de dollars au projet.

Du côté des démocrates, la réaction ne s’est pas faite attendre. Jugée anticonstitutionnelle, cette décision sera soumise à la Cour suprême des États-Unis avant d’être appliquée. Au sein même du camp républicain, plusieurs membres du parti ont fait part de leur opposition, à l’instar notamment de Marco Rubio pour qui « aucune crise ne justifie qu’on viole la Constitution ».

L’économie britannique fait les frais du Brexit

Ce qui n’était jusqu’ici jusqu’une chimère se lit désormais clairement dans les statistiques économiques en provenance du Royaume-Uni. Sous l’effet du Brexit, de 1,5 à 2 points de croissance seraient d’ores et déjà partis en fumée d’après les calculs du Financial Times. En 2018, l’économie britannique a ainsi enregistré son plus faible rythme de croissance depuis 2009 (+1,4%).

Pour le moment, les causes de ce ralentissement sont à rechercher principalement du côté de la défiance des investisseurs, de nombreux dirigeants d’entreprises ayant fait le choix de geler leurs investissements, voire de quitter le Royaume-Uni pour s’implanter en zone euro.


Source : plateforme CMC Markets NEXT GENERATION.

Cette semaine, la première ministre britannique Theresa May sera une nouvelle fois en visite à Bruxelles afin de tenter d’améliorer à la marge le premier accord proposé par la Commission européenne. Une révision du texte, ne serait-ce que symbolique, lui permettrait en effet d’organiser un nouveau vote au sein du Parlement britannique avant la date butoir du 29 mars.

Les négociations reprendront également entre la Chine et les États-Unis avec le déplacement de la délégation chinoise à Washington afin d’aplanir les différends entre les deux puissances économiques.

Mercredi, les investisseurs pourront suivre la publication des minutes de la Réserve fédérale américaine afin de mieux comprendre le changement d’approche de l’institution.

Sur le front de la microéconomie, plusieurs entreprises publieront leurs résultats cette semaine, notamment dans le secteur bancaire avec les publications d’HSBC mardi, de Lloyds mercredi, et de Barclays jeudi.

Évolution du CFD à risque limité France 40 - Données hebdomadaires sur 3 ans


Ce graphique se rapporte à un CFD à risque limité. Il est possible de perdre la totalité de votre investissement ainsi que les frais de négociation. Source : CMC Markets, plateforme Next Generation au 15/02/2019. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

En hausse de +1,79% au cours de la semaine passée, l’indice parisien reprend son ascension en direction de la résistance des 5  220 points dont le franchissement pourrait permettre aux cours d’aller tester la résistance suivante située à 5 545 points. À l’inverse, en cas de repli, le CAC 40 pourra compter sur l’ancienne résistance des 5 075 points qui pourrait désormais faire office de support. En cas de rupture de ce niveau clé, une nouvelle impulsion baissière pourrait alors ramener les cours en direction du support majeur des 4 545 points.

Évolution du CFD à risque limité EURUSD - Données hebdomadaires sur 3 ans


Ce graphique se rapporte à un CFD à risque limité. Il est possible de perdre la totalité de votre investissement ainsi que les frais de négociation. Source : CMC Markets, plateforme Next Generation au 15/02/2019. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

En baisse de -0,25% au cours de la semaine passée, la paire EUR/USD sauve in extremis son support des 1,1290. En cas de rupture de ce niveau clé, une impulsion baissière pourrait emmener les cours en direction du niveau symbolique des 1,1000. À l’inverse, en cas de reprise haussière, les cours pourraient repartir en direction de la résistance des 1,1800. Suite à cette longue phase de compression, les cours pourraient enregistrer un regain de volatilité et entrer dans une phase d’expansion plus marquée.

Évolution du CFD à risque limité  OR - Données hebdomadaires sur 2 ans


Ce graphique se rapporte à un CFD à risque limité. Il est possible de perdre la totalité de votre investissement ainsi que les frais de négociation. Source : CMC Markets, plateforme Next Generation au 15/02/2019. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

En hausse de +0,53% au cours de la semaine passée, le métal jaune repart l’assaut de la résistance des 1 325$. En cas de franchissement, une nouvelle impulsion haussière pourrait alors emmener les cours en direction de la résistance suivante située à 1 365$. À l’inverse, en cas de repli, les cours pourraient venir tester le support des 1 300$. En cas de rupture de ce niveau clé, la baisse pourrait alors emmener les cours vers le support suivant situé à 1 250$.

 

 

Ces informations sont produites par CMC Markets. Elles présentent un caractère purement informatif, elles ne constituent pas un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente d’instruments financiers ou de la recherche en investissement. Cette communication n'a pas été élaborée conformément aux dispositions réglementaires visant à promouvoir l'indépendance des analyses financières et à interdire d'effectuer des transactions sur l'instrument concerné avant la diffusion de la communication Ces informations vous sont fournies à titre indicatif et pourraient ne pas être actualisées. Elles peuvent être amenées à changer sans avertissement préalable. Les anticipations, projections ou objectifs mentionnés sont présentés à titre indicatif et ne sont en aucun cas garantis. CMC ne saurait être tenu responsable s’ils n'étaient pas réalisés ou atteints.