Dans la continuité de leur très belle progression au mois d’octobre, mois le plus profitable depuis avril 2009 pour l’indice CAC 40, les marchés boursiers ont clôturé la semaine passée dans le vert (+1,46% pour l’Eurostoxx50 sur les cinq dernières séances). La hausse se réalise sans volumes excessifs, le mouvement apparait linéaire, sans exagération. Force est de constater une transition d’un « marché de peur » en août et septembre derniers à une euphorie contrôlée aujourd’hui. Le contact des 5 000 points sur le CAC 40, de nature à entretenir l’optimisme des investisseurs L’indice parisien reste au contact des 5 000 points, un niveau qu’il avait franchi il y a quelques jours. La proximité de ce « seuil psychologique » est susceptible d’entretenir le sentiment positif des investisseurs dans les prochaines séances. Sur le plan des publications macroéconomiques, les investisseurs seront attentifs aux chiffres de la production industrielle (à paraître jeudi), du PIB (à paraître vendredi, 1ère estimation pour le troisième trimestre) et de la balance commerciale (à paraître vendredi) en zone euro. L’optimisme des opérateurs de marché est encouragé par la conjonction de facteurs toujours favorables aux actions. Le discours rassurant des banques centrales (BCE, Banque de Chine et même la Fed dont la communication est plus lisible) au cours des dernières semaines reste à l’esprit des investisseurs, tandis que les résultats d’entreprises, de part et d’autre de l’Atlantique, sont de plutôt bonne facture (Société Générale, Legrand, Solocal, Euronext, Nvidia, Walt Disney, pour ne citer que les résultats publiés récemment). Toutefois, les quelques déceptions (Crédit Agricole, Arcelor) incitent les investisseurs à rester sélectifs dans leurs choix de valeurs. Nous sommes typiquement dans une configuration de marché de « stock-picking », les investisseurs sont optimistes mais raisonnables, les achats de titres ne sont pas effrénés ou sans distinction. En Europe, les résultats trimestriels confortent l’idée que l’ « alignement des planètes », entre faiblesse relative de l’euro, cours pétroliers stabilisés mais encore très bas et environnement monétaire ultra-accommodant, a porté ses fruits au cours des derniers mois. Cet environnement favorable se manifeste concrètement dans les bilans de sociétés. Cela a profité à la croissance des marges bénéficiaires, une tendance qui devrait enfin être mieux "pricé" (comprise dans les cours) dans le cours des actifs boursiers européens, jusqu’ici globalement sous-valorisés (non seulement par rapport à leurs niveaux historiques, mais aussi par rapport aux actifs des autres régions du monde, en particuliers américains). L’interprétation des données macroéconomiques américaines est plus saine, les « bonnes nouvelles » semblent à nouveau saluées en bourse La publication des chiffres de l’emploi américain, vendredi, a été saluée par les investisseurs. Les créations d’emploi pour le mois d’octobre sont ressorties très supérieures aux attentes, s’établissant à 271 000. Leur progression est la plus significative depuis décembre 2014. Le taux de chômage s’établit à 5%, le plus faible niveau depuis plus de sept ans. La réaction des intervenants de marchés suite à la publication de ces chiffres, semble indiquer une lecture différente d’il y a quelques mois : les « bonnes nouvelles » macroéconomiques aux Etats-Unis ne sont plus systématiquement de « mauvaises nouvelles » pour les marchés boursiers, qui ne craignent plus vraiment le resserrement – inéluctable et nécessaire – de la Réserve fédérale. Cela prouve que la normalisation monétaire américaine est désormais pleinement intégrée dans l’esprit des investisseurs et dans les cours de bourse. L’interprétation des données économiques est, de fait, plus saine. Compte tenu de la bonne tenue des chiffres macroéconomiques américains, la probabilité de voir la Fed relever ses taux à l’occasion de la réunion de décembre est encore plus forte. Janet Yellen avait manqué une bonne occasion de prendre cette décision en juin dernier, alors que les conditions semblaient réunies. Cette fois, elle franchira sûrement le pas! En conclusion, nous sommes bien loin du bord du gouffre (zone des 4300 points) approché à la fin du mois d'août et les fondamentaux exposés ci-dessus semblent supporter les tendances haussières de long terme en place. Néanmoins, gardons à l'esprit que le CAC40 et le SP500 montent de 10 à 15% depuis quelques semaines et qu'une consolidation de ce mouvement pourrait s'avérer nécessaire à court terme. Les anciennes résistances pourraient alors faire office de supports, par exemple les 4720 tant travaillés ou encore le gap laissé ouvert à 4800 points sur l'indice français. Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets Suivez moi sur Twitter : @NCheron_CMC - Egalement @CMCMarkets_FR Clients et lecteurs, n’hésitez pas à nous faire des retours sur les analyses publiées, directement sur gestionclients@cmcmarkets.fr Les informations fournies présentent un caractère purement informatif, elles ne constituent pas un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente d’instruments financiers ou de la recherche en investissement. Cette communication n'a pas été élaborée conformément aux dispositions réglementaires visant à promouvoir l'indépendance des analyses financières et à interdire d'effectuer des transactions sur l'instrument concerné avant la diffusion de la communication. Ces informations vous sont fournies à titre indicatif et pourraient ne pas être actualisées. 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