« Hallucinant » pourrait être un des mots les plus enclins à décrire la hausse de l’indice français ce mois-ci. Le CAC40 s’apprête à signer sa meilleure performance mensuelle depuis le point bas des marchés en 2009, non pas que les opérateurs furent particulièrement positifs pour se ruer sur les actions mais le soutien des banques centrales a une nouvelle fois suffit à empêcher la baisse. Et qui dit baisse contrée par une banque centrale, dit envolée des prix dans la foulée, les marchés étant devenus de plus en plus binaires et volatils, répondant à la moindre annonce avec excès. Une donnée acquise, la volatilité Mario Draghi l’avait constaté au premier semestre, la volatilité plus que la baisse ou la hausse des actifs est une donnée qui fait de nouveau partie des marchés. On l’a constaté sur le Bund en avril, sur le CAC40 en août, sur l’euro ces dernières séances. En effet, les mouvements de fond sont de plus en plus engendrés sporadiquement par les discours des banques centrales, les ajustements de cours se font donc à la hâte, avec des forts pics de volatilité. Des banques centrales surprenantes Ce qu’on pourra retenir des dernières mises à jour des politiques monétaires c’est le ton surprenant que ces dernières ont adopté contre toutes attentes. La FED, dont on attendait qu’elle botte en touche, a réitéré sa volonté d’aller au bout de sa logique exprimée par Janet Yellen en début d’année au sujet d’une hausse de taux, quoi qu’en disent les chiffres économiques. La BCE dont le consensus attendait qu’elle reporte à décembre une quelconque mise à jour, a pris de cours les opérateurs. Mario Draghi a ainsi sorti une panoplie de roquettes de bazooka dont une prolongation du QE en temps, une augmentation des montants ou encore une baisse des taux ce qu’aucun économiste n’avait anticipé. Enfin, ce matin, la banque du Japon n’a pas augmenté son QE alors que plus de 50% des économistes interrogés par Bloomberg attendaient une augmentation du programme… CAC40 : l’indice français devrait vraisemblablement terminer la semaine là où il l’a commencé, à l’intérieur du range 4850-4950. Statistiquement, après une telle performance, les indices ont tendance à consolider leur hausse en fin de période, ce que fait ce dernier aujourd’hui. En cas de cassure des 4850, un gap pourrait être refermé à 4800, ce qui rendrait potentiellement plus « solide » la tendance haussière actuellement en place. Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets Suivez moi sur Twitter : @NCheron_CMC - Egalement @CMCMarkets_FR Clients et lecteurs, n’hésitez pas à nous faire des retours sur les analyses publiées, directement sur gestionclients@cmcmarkets.fr Les informations fournies présentent un caractère purement informatif, elles ne constituent pas un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente d’instruments financiers ou de la recherche en investissement. Cette communication n'a pas été élaborée conformément aux dispositions réglementaires visant à promouvoir l'indépendance des analyses financières et à interdire d'effectuer des transactions sur l'instrument concerné avant la diffusion de la communication. Ces informations vous sont fournies à titre indicatif et pourraient ne pas être actualisées. Elles peuvent être amenées à changer sans avertissement préalable. Les performances passées d’un investissement donné ne garantissent pas ses performances futures.Les observations, analyses et conclusions présentées sont basées sur des données graphiques de CMC Markets et non sur des données relatives aux instruments sous-jacents réels.CMC Markets ne pourra être tenu responsable d’une perte liée directement ou indirectement à une transaction réalisée sur la base des information fournies.Les CFD (contract for difference) sont des produits financiers complexes, à effet de levier, comportant un risque de perte supérieure au capital investi.