Avec la nouvelle amélioration de la note de crédit grecque annoncée par Fitch et le retour du taux de chômage français sous la barre des 9% annoncé par l’INSEE, les vestiges les plus symboliques de la dernière grande crise économique et financière traversée par le Vieux Continent disparaissent peu à peu.

Or, si les mouvements de l’économie aiment s’inscrire dans le temps long, les fluctuations des marchés financiers privilégient un tout autre tempo, bien plus rythmé. Affectés par une soudaine et violente vague baissière du 2 au 6 février, les indices boursiers mondiaux ont donc choisi de rebondir et d’effacer sans attendre une grande partie de leurs pertes. Porté par le regain d’optimisme des investisseurs et par les bons résultats de Danone, de Renault, d’EDF et d’Airbus, le CAC 40 a ainsi enregistré sa meilleure semaine depuis le mois d’avril 2017 (+3,97%).

Branchés sur courant alternatif, les marchés boursiers restent cependant marqués par une volatilité supérieure à la moyenne. Dans un tel contexte, gare aux déceptions, et malheur aux entreprises trop prudentes à l’image de Vivendi dont le titre était violemment sanctionné vendredi (-6,04%), malgré des résultats proches des attentes, mais faute de perspectives pour l’année à venir.

Statistique phare de la semaine passée outre-Atlantique, l’Indice des Prix à la Consommation (IPC) publié mercredi confirme une hausse modérée de l’inflation (+0,3%). À l’origine de la correction des marchés, l’ombre d’un dérapage inflationniste s’éloigne donc pour le moment. Le taux à 10 ans américain reste toutefois à portée du seuil symbolique des 3% (2,873% vendredi en clôture) alors que le regard des investisseurs se tourne désormais vers le marché de la dette d’entreprises.

À la veille d’un weekend américain prolongé par le Jour des Présidents, de nouvelles révélations sur l’ingérence russe au sein de la campagne présidentielle américaine sont venues peser vendredi sur le Dow Jones Industrial Average dont les gains en séance ont été effacés dans les dernières heures (+0,08%). Dans le même temps, l’Afrique du Sud accueillait son nouveau président (Cyril Ramaphosa), suite au départ de Jacob Zuma, poussé vers la sortie par de multiples scandales.

Source : plateforme CMC Markets NEXT GENERATION.

Alors que la Chine célèbre l’année du Chien de Terre et que les États-Unis resteront fermés à l’occasion du Jour des Présidents, les rendez-vous seront nombreux pour la monnaie unique. Après plus de 8 ans passés sous tutelle financière, la Grèce devrait en effet obtenir aujourd’hui une nouvelle tranche d’aides (6,7 Md€) de la part du Mécanisme de Stabilité Financière. Alors que le pays s’apprête à sortir du programme d’ajustement structurel, son ministre des Finances (Euclide Tsakalotos) devrait dévoiler un nouveau plan de réformes d’ici fin avril. Réunis à Bruxelles, les ministres des Finances de la zone euro devrait également soutenir Luis de Guindos, candidat espagnol au poste de vice-président de la BCE, en remplacement du portugais Vítor Constâncio dont le mandat de 8 ans arrive à son terme.

Malgré les multiples rendez-vous économiques attendus en zone euro (indice ZEW mardi, PMI mercredi et IPC jeudi), c’est bien l’actualité géopolitique qui pourrait occuper le devant de la scène cette semaine alors que se multiplient les points de tensions. En effet, à l’occasion de la 54ième Conférence sur la sécurité de Munich, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu n’a pas manqué de menacer de nouveau l’Iran suite à l’incursion d’un de ses drones en territoire israélien. Moins belliqueuses mais tout aussi inquiétantes pour les marchés financiers, les tensions protectionnistes ravivées par Donald Trump à l’occasion du Forum Économique Mondial de Davos restent plus que jamais d’actualité à l’heure où l’Inde relève à son tour ses barrières douanières.

Cette semaine, les marchés suivront une nouvelle fois les taux d’intérêt, et notamment la réaction des taux d’intérêt des obligations d’entreprises dont les spreads avaient atteint ces dernières semaines des niveaux presque aussi faibles qu’en 2007. Le marché des matières premières sera également suivi de près suite à l’accès de faiblesse du dollar, favorable aux métaux précieux.

Évolution du CFD à risque limité France 40 - Données journalières sur 7 mois

Ce graphique se rapporte à un CFD à risque limité. Il est possible de perdre la totalité de votre investissement ainsi que les frais de négociation. Source : CMC Markets, plateforme Next Generation au 16/02/2018. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Sur le CFD à risque limité France 40, les investisseurs surveilleront cette semaine le niveau clef des 5 280 points correspondant au support majeur formé lors du dernier trimestre 2017. Sous ce niveau, l’indice parisien restera vulnérable et pourrait rapidement retourner chercher le support des 4 900 points en cas de regain de volatilité. À la hausse, le seuil psychologique des 5 400 points, puis le niveau des 5 532 points pourraient faire office de résistances.

Évolution du CFD à risque limité EURUSD - Données journalières sur 8 mois

Ce graphique se rapporte à un CFD à risque limité. Il est possible de perdre la totalité de votre investissement ainsi que les frais de négociation. Source : CMC Markets, plateforme Next Generation au 16/02/2018. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Malgré une brève excursion au-dessus de sa résistance majeure des 1,2523 vendredi, la paire EUR/USD poursuit sa consolidation. À l’aube d’une semaine riche en statistiques européennes, les investisseurs guetteront toute nouvelle tentative de franchissement qui pourrait emmener les cours vers l’objectif suivant des 1,2750. Seule une rupture du support oblique haussier construit au cours de l’année 2017 pourrait remettre en cause cette tendance de fond.

 

Évolution du CFD à risque limité OR - Données journalières sur 8 mois

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L’once d’or repart de l’avant et teste actuellement sa résistance majeure des 1 357$. En cas de franchissement, le cours du métal jaune pourrait poursuivre sa hausse en direction du seuil psychologique des 1 400$. À la baisse, seule une rupture du support des 1 308$ viendrait invalider la tendance haussière en cours. Au-delà du regain de volatilité des indices boursiers, l’once d’or pourrait aussi bénéficier de la faiblesse du billet vert.

 

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