La magie des QE* continue de porter ses fruits. Après 200% de hausse du SP500 aux USA due au quantitative easing, c’est au tour du DAX d’être propulsé de près de 50% en 4 mois, rien que cela. L’indice allemand a ainsi dépassé le consensus des analystes Reuters à 6 et 12 mois, en quelques semaines, affichant une performance de 22% depuis le 1er janvier. Faut-il acheter ? Cette décision vous incombe. Nous allons néanmoins ici essayer de cadrer l’indice et ainsi essayer de déterminer des zones, seuils, à surveiller et à partir desquels vous pourrez établir des stratégies de trading à court et/ou à moyen terme. *quantivative easing = assouplissement quantitatif = injections de liquidités dans les marchés financiers = endettement des banques centrales à outrance pour réussir à faire monter les indices boursiers Graphiquement, à moyen terme, le Dax évolue dans un canal haussier pentu qui lui a permis de réaliser une performance de 90% en 5 ans, plutôt honorable. Vous noterez qu’il a l’habitude d’alterner des vagues haussières avec des phases de stabilisation à plat mais aussi des corrections, ces dernières permettant de rentrer à bon prix. Est-ce que le Dax est à proximité de la borne basse de son canal ? Vient-il de sortir d’une consolidation ou rebondit-il sur support ? Malheureusement non, il est en pleine sur-extension haussière et vient d’enchainer une des phases de hausse les plus violentes de son histoire que j’ai appelé ci-dessous le « QE Effect ». Autrement dit, à moyen terme, le timing ne semble pas opportun pour se placer à l’achat les yeux fermés, il conviendrait plutôt d’attendre une vague baissière en direction des 10000/10500 désormais zone de soutien pour se faire. A plus court terme la situation est simple. Les vendeurs partent du principe que l’indice doit corriger car il est trop haut et les acheteurs plaident pour une continuation de la hausse puisqu’ils ont l’impression que la hausse est devenue linéaire et obligatoire. Aussi, une situation de range, d’indécision, s’est mise en place ces 15 dernières séances, entre 11600 et 12250 points. Ce sentiment est d’ailleurs partagé par les clients CMC Markets. En effet, lorsque l’on étudie le « sentiment client », baromètre des clients de CMC Markets établi à partir de leurs positions réelles, on constate que 50% de ces derniers sont à la vente, les autres à l’achat. En conclusion, seule la sortie de ce range en clôture sera un signal soit en direction de nouveaux records et de la zone 12700/13000 soit vers le support majeur des 11000 points, également seuil psychologique. Etant donné que nous entrons dans le fameux week end du trader (Pâques) et que les marchés devraient être fortement impactés par le chômage américain puis par le dossier Grec, je pense qu’il convient d’être spectateur, en attente, prêt à agir d’ici peu. Enfin, une fois des signaux clairs donnés, nous ferons le point sur la situation de court terme. Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets Suivez moi sur Twitter : @NCheron_CMC Egalement @CMCMarkets_FR Clients et lecteurs, n’hésitez pas à nous faire des retours sur les analyses publiées, directement sur gestionclients@cmcmarkets.frCe commentaire présente un caractère purement informatif et ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente d’instruments financiers. CMC Markets ne saurait être tenu responsable quant à l'exactitude, la fiabilité, l'exhaustivité ou la pertinence de ces informations ou données.Les observations, analyses et conclusions qui en résultent sont basées sur des données graphiques de CMC Markets et non sur des données relatives aux instruments sous-jacents réels. L’utilisation de données graphiques a des limites et l’analyse technique n’est pas une science exacte. Nous vous recommandons d’utiliser ces données en complément d’autres supports/facteurs lors de votre prise décision de d’achat ou de vente. N’oubliez pas que les CFD présentent un caractère hautement spéculatif et qu’il est possible de perdre un montant supérieur au capital investi. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.