Les « licornes »,des spécimens de moins en moins rares

Dans le monde de la finance, le terme « licorne » désigne une jeune entreprise valorisée plus d’un milliard de dollars. D’abord plutôt rares, ces startups se multiplient désormais.

Nous sommes en 2013 lorsque l’investisseur Aileen Lee utilise pour la première fois le terme de « licornes » pour désigner les jeunes entreprises innovantes valorisées plus d’un milliard de dollars. Depuis, ces succès a priori exceptionnels seraient presque devenus monnaie courante avec près de 300 cas recensés de par le monde.

Aux origines du phénomène

Pour réussir un tel exploit entrepreneurial, deux ingrédients sont nécessaires. D’une part, le recours aux fameuses levées de fonds afin de financer les dépenses d’investissements, et d’autre part, la construction d’un modèle d’affaires évolutif, capable de passer à l’échelle pour accompagner la croissance exponentielle de l’activité.

Ces prérequis favorisent de toute évidence les valeurs technologiques dont les frais variables liées à l’arrivée de nouveaux utilisateurs sont faibles voire inexistants, et dont les principaux indicateurs de performance peuvent être mesurés avec précision afin de convaincre les Business Angels lors des premiers tours de table.

La Chine et les États-Unis aux avant-postes

Il n’y a pas que sur le terrain de la guerre commerciale que Washington et Pékin s’affrontent. Leurs écosystèmes d’innovation se livrent également une bataille acharnée. Et pour cause, avec des marchés intérieurs de 331 millions et 1 394 millions, ces deux puissances économiques offrent à leurs jeunes pousses des terrains de jeu idéaux.

Côté américain, se trouvent des entreprises telles qu’AirBnB, Dropbox, Reddit, ou encore Quora (pour ne citer que des startups passées par le très célèbre incubateur Y Combinator). Côté chinois, se trouvent des entreprises telles que Baidu, Alibaba, Ant Financial, ou encore Tencent.

Les 5 licornes françaises

Face aux statistiques chinoises et américaines, la France et l’Europe se voient pour le moment contraintes de jouer les seconds rôles. Dans l’hexagone, seules cinq entreprises répondent en effet aux critères nécessaires pour rejoindre club fermé des licornes : le service d’écoute de musique Deezer, l’entreprise spécialiste des services d’hébergement OVH, la plateforme de covoiturage Blablacar, le service en ligne de prise de rendez-vous médicaux Doctolib, et depuis peu, l’éditeur de logiciel de gestion des achats Ivalua.

Patienter jusqu’à l’entrée en bourse

À moins d’être un Business Angel avertit, il est particulièrement difficile pour un particulier d’investir dans ces startups afin de profiter de leurs parcours extraordinaires. En effet, les mises minimales restent élevées, les contraintes de liquidité sont fortes, et miser sur la bonne entreprise s’avère compliqué.

En revanche, au terme de leurs cycles de levées de fonds, ces startups font généralement le choix de s’introduire en bourse afin de permettre à leurs fondateurs et investisseurs de revendre une partie de leurs titres tout en permettant à de nouveaux investisseurs d’entrer dans l’aventure.

Pour les Traders adeptes du marché des actions, les anciennes licornes désormais introduites en bourse peuvent offrir de belles opportunités. En effet, ces titres très spéculatifs enregistrent généralement une forte volatilité au cours de leurs premières séances boursières.

 

 

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