Si le potentiel haussier pourrait être limité en cas de « Bremain », le « Brexit » pourrait ne pas être la catastrophe annoncée pour des indices boursiers habitués au soutien des grandes banques centrales, ces dernières étant prêtes à réagir le cas échéant. La fin du monde n’aura pas lieu. Les dernières enquêtes d’opinion à disposition laissent penser que les Britanniques choisiront finalement de rester dans l’Union Européenne. Les investisseurs veulent croire en tout cas au scénario du « Bremain ». La hausse récente des indices a annulé le repli observé au cours des séances précédentes. Après les tergiversations des dernières semaines, les indices ont ainsi retrouvé leurs niveaux de début juin. Quel que soit le résultat qui sera proclamé dans la nuit de jeudi à vendredi, les marchés retrouveront ce qui leur a fait cruellement défaut au cours des dernières semaines : de la visibilité. En cas de Bremain, le potentiel haussier pourrait s’avérer restreint après la hausse de 6% des derniers jours et ne pas dépasser 2 à 3%. Les indices européens pourraient retrouver leurs plus hauts du mois de mai, 10400 points pour le DAX et 4500 points pour le CAC 40. La livre devrait à priori renchérir face au dollar et aller tutoyer la barre psychologique des 1,50. Le Franc suisse, très recherché au cours de ces dernières semaines, et l’or devraient logiquement baisser, ainsi que les niveaux de volatilité constatés. En cas de Brexit, le scénario reste plus difficile à évaluer. Goldman Sachs et George Soros redoutent une baisse de 15% de la livre sterling. D’un autre côté, ce repli de la devise britannique aurait un impact positif pour les entreprises exportatrices basées au Royaume-Uni. L’indice Footsie pourrait même progresser, alors que les autres indices européens prendraient à nouveau le chemin de la baisse. Une chose est sûre, la volatilité repartirait à la hausse dans les semaines suivantes. Mais les banques centrales ne resteront pas sans réagir. Mario Draghi a fait savoir qu’il serait prêt à prendre toutes les mesures et à utiliser tous les instruments à sa disposition afin d’atteindre les objectifs fixés par la Banque Centrale Européenne (BCE) avant la fin de son mandat, avec ou sans Brexit. Cela signifie que la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque Centrale Européenne, la Banque du Japon (BoJ) et la Banque d’Angleterre (BoE) pourraient engager des actions communes pour enrayer le repli des indices boursiers. Depuis plus de trois ans, les cours des devises et des indices boursiers sont largement pilotés par les banques centrales. Ces dernières n’ont aucune raison de ne pas agir au cours des prochains jours en cas de décrochage subit des marchés. Le Bremain tient toutefois la corde. A supposer que le scénario choisi par les électeurs britanniques soit favorable au maintien du Royaume-Uni dans l’Union Européenne, il ne serait pas invraisemblable de voir les indices américains retrouver leurs plus hauts annuels au mois de juillet. Avec des indices américains atteignant de nouveaux records de valorisation, il faudrait alors redoubler de prudence. Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets Suivez moi sur Twitter : @NCheron_CMC - Egalement @CMCMarkets_FR Clients et lecteurs, n’hésitez pas à nous faire des retours sur les analyses publiées, directement sur gestionclients@cmcmarkets.fr Les informations fournies présentent un caractère purement informatif, elles ne constituent pas un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente d’instruments financiers ou de la recherche en investissement. Cette communication n'a pas été élaborée conformément aux dispositions réglementaires visant à promouvoir l'indépendance des analyses financières et à interdire d'effectuer des transactions sur l'instrument concerné avant la diffusion de la communication. Ces informations vous sont fournies à titre indicatif et pourraient ne pas être actualisées. Elles peuvent être amenées à changer sans avertissement préalable. Les anticipations, projections ou objectifs mentionnés sont présentés à titre indicatif et ne sont en aucun cas garantis. CMC Markets ne saurait être tenu responsable s’ils n'étaient pas réalisés ou atteints. Les performances passées d’un investissement donné ne garantissent pas ses performances futures.Sauf avis contraire, les observations, analyses et conclusions présentées sont basées sur des données graphiques de CMC Markets et non sur des données relatives aux instruments sous-jacents réels.CMC Markets ne pourra être tenu responsable d’une perte liée directement ou indirectement à une transaction réalisée sur la base des information fournies.Les CFD (contract for difference) sont des produits financiers complexes, à effet de levier, comportant un risque de perte supérieure au capital investi.Les produits binaires (y compris les Countdowns) sont des produits financiers complexes comportant un fort risque de perte en capital, vous pouvez perdre la totalité de votre investissement.