Le 30 avril dernier, BNP Paribas publiait un bénéfice net en hausse de 18% au titre du premier trimestre, soutenu par la banque d’investissement, l’euro faible et un retour de la demande de prêts en Europe. La première banque française cotée a réalisé un bénéfice net de 1.65 milliard d’euros alors que les analystes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur 1.32 milliard. Toutefois, le titre qui s’est adjugé 30% de performance entre janvier et avril n’a pas salué ces performances et recule depuis. En effet, même si ces résultats sont considérés de bonne facture, les opérateurs notent également que le ratio de levier s’établissait à 3.4% le 21 mars, contre 3.6% le 31 décembre. Cette diminution a semble-t-il pesé sur le titre note Jon Peace, analyste chez Nomura : "Les investisseurs s'attendent à ce que les régulateurs deviennent plus exigeants avec les grandes banques en Europe". D’autre part, on peut constater que les révisions de bénéfice par action n’ont fait que décroitre depuis début 2014, ce qui explique en partie le fait que l’action BNP n’arrive pas à sortir de son carcan, ancrée entre 40 et 60 euros depuis plus de deux ans. D’un point de vue graphique, la situation est claire, l’action évolue dans un canal haussier à faible pente depuis son point bas de 2009. A la hausse, 3 seuils bloquent l’appréciation des cours : - Le retracement de 50% de toute la chute de 2008 situé à 56 Euros au-dessus duquel BNP n’a jamais réussi à se maintenir plus de 3 mois - Le seuil psychologique des 60 Euros, infranchi en clôture depuis septembre 2008 - Le haut de canal à 63 Euros qui a bloqué les cours début 2014 Autrement dit, si le secteur bancaire était de nouveau recherché (notamment en cas d’accord avec la Grèce) et que l’euphorie haussière continuait sur le CAC40, qui s’est apprécié de 40% en l’espace de 6 mois, que les résistances citées étaient cette fois franchies, une appréciation supplémentaire en direction du seuil psychologique des 70 Euros serait alors envisageable. A contrario, tant que les 60-63 bloquent, parce que la Grèce inquiète, que le CAC40 pourrait « respirer » suite à son appréciation dantesque de début d’année, un nouvel échec des cours n’est pas exclure. Sous les 54.5/55, plus hauts de septembre 2014 et plus bas des dernières semaines, les 51 Euros seraient alors à portée. En cas de consolidation plus profonde, un retour sur les 45-46 Euros, zone de prix très travaillée fin 2014 début 2015 serait attendu. En conclusion, les semaines à venir seront d’importance. Le momentum va-t-il accélérer permettant aux cours et indicateurs techniques de devenir franchement haussiers ou allons-nous assister à une répétition des trois échecs sous 60 Euros de ces six dernières années…? A suivre. Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets Suivez moi sur Twitter : @NCheron_CMC Egalement @CMCMarkets_FR Clients et lecteurs, n’hésitez pas à nous faire des retours sur les analyses publiées, directement sur gestionclients@cmcmarkets.frCe commentaire présente un caractère purement informatif et ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente d’instruments financiers. CMC Markets ne saurait être tenu responsable quant à l'exactitude, la fiabilité, l'exhaustivité ou la pertinence de ces informations ou données.Les observations, analyses et conclusions qui en résultent sont basées sur des données graphiques de CMC Markets et non sur des données relatives aux instruments sous-jacents réels. L’utilisation de données graphiques a des limites et l’analyse technique n’est pas une science exacte. Nous vous recommandons d’utiliser ces données en complément d’autres supports/facteurs lors de votre prise décision de d’achat ou de vente. N’oubliez pas que les CFD présentent un caractère hautement spéculatif et qu’il est possible de perdre un montant supérieur au capital investi. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.