-65% depuis le top de 2008, -40% depuis celui de 2012, -30% sur un an, le blé n’a pas la cote. Il faut dire que l’ensemble des matières premières et notamment les matières premières agricoles sont sous pression ces dernières années. D’une part à cause du dégonflement de la bulle des matières premières en général et d’autre part à cause de l’appréciation du Dollar, monnaie de référence de cotation de ces dernières. Que nous disent les graphiques ? A long terme, l’analyse est relativement simple. La dynamique sur les 10 dernières années est absente et hormis les envolées périodiques, on peut parler de neutralité. Un seuil clé apparait à 600, où se croisent une résistance horizontale claire et une oblique baissière passant par les plus hauts. Au-dessus de ce seuil, la délivrance, mais nous en sommes loin. Sur les 3 dernières années la tendance baissière est matérialisée par des plus hauts et bas de plus en plus bas, théorie de Dow. On notera dans cette périodicité un support historique aux abords des 430 USD la tonne. Sous ce seuil, un retour vers les plus bas du début des années 2000 à 250/300 USD serait possible. Nous surveillerions alors une éventuelle réaction dans cette zone. A plus court terme, les cours étaient inscrits dans une tendance haussière sous la forme d’un canal à la fin 2014 dont ils se sont extraits début 2015 pour par la suite former un range, une zone horizontale, entre 480 et 550 USD. En cas de sortie par le haut une tentative de retournement haussier vers 600 pourrait alors voir le jour. Mais étant donné la tendance en place, et les manques de réaction à proximité des 480, une cassure baissière ne m’étonnerait guère…ce qui signifierait un retour vers les fameux 430 dont nous avons parlé plus haut. N’étant pas spécialiste en la matière (première), j’ai demandé son avis à un gérant expert sur les matières premières chez Prim Finance, Olivier Daguin, de m’expliquer quels fondamentaux allaient impacter les cours dans les mois à venir : « Sur le blé, les conditions actuelles dans les principales zones de production (Amérique du nord, Europe et région Mer Noire) laissent présager d’une récolte correcte. Seule la situation aux Etats-Unis (sécheresse au Kansas) inquiète légèrement les opérateurs de marché. En Europe et en région Mer Noire, la période à venir (mai-juillet) est cruciale, c’est à cette période que se joue le potentiel de la récolte. On y observe traditionnellement de fortes variations de cours : envolée des cours de 70% en juin-juillet 2010 et 50% en 2012 après des épisodes de sécheresse en Russie. En l’absence d’incident climatique, les cours devraient rester stables dans les mois à venir. En cas de non prolongement après juin de l’interdiction des exportations russes de blé, la pression récolte pourrait toutefois se faire sentir et les cours reculer d’environ 10%.»En conclusion : En cas d’épisode climatique, les résistances seraient challengées et des signaux seraient donnés par une rupture des 550 voire 600. A contrario, la baisse pourrait perdurer vers des seuils majeurs, sur lesquels il faudra surveiller d’éventuelles réactions… Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets Suivez moi sur Twitter : @NCheron_CMC Egalement @CMCMarkets_FR Clients et lecteurs, n’hésitez pas à nous faire des retours sur les analyses publiées, directement sur gestionclients@cmcmarkets.frCe commentaire présente un caractère purement informatif et ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente d’instruments financiers. CMC Markets ne saurait être tenu responsable quant à l'exactitude, la fiabilité, l'exhaustivité ou la pertinence de ces informations ou données.Les observations, analyses et conclusions qui en résultent sont basées sur des données graphiques de CMC Markets et non sur des données relatives aux instruments sous-jacents réels. L’utilisation de données graphiques a des limites et l’analyse technique n’est pas une science exacte. Nous vous recommandons d’utiliser ces données en complément d’autres supports/facteurs lors de votre prise décision de d’achat ou de vente. N’oubliez pas que les CFD présentent un caractère hautement spéculatif et qu’il est possible de perdre un montant supérieur au capital investi. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.