Le 27 avril dernier, le mastodonte Apple publiait des résultats stratosphériques meilleurs qu’attendus soutenus par le succès commercial de l’iphone notamment. La société à la pomme a annoncé pléthore de bonnes nouvelles et pourtant le titre baisse depuis, tentative d’explication : Points positifs de la publication : - Bénéfice net attendu à 2.16 ressorti à 2.33 $ - Marge brute passe de 39.3 à 40.8% - Ventes attendus à 56 milliards ressortent à 58 - Progression de 71% des ventes en Chine - Hausse du programme de rachats d’actions à 140 milliards avec objectif 200 en 2017 - Hausse de 11% du dividende à 52 cents Autrement dit, c’est quasiment un « sans-faute » pour le groupe qui a surpris le marché une nouvelle fois. Toutefois, quelques ombres apparaissent au tableau : - Ces chiffres s’inscrivent-ils dans la durée ou sont-ils exceptionnels ? - Quel est le potentiel de surprise supplémentaire maintenant que le meilleur est pricé ? - L’action a ouvert en hausse mais depuis les investisseurs prennent des bénéfices - Certains cabinets de recherche passent désormais à la vente - Le consensus moyen des analystes a été atteint - La configuration technique se dégrade à court terme On peut donc constater que les chiffres sont historiquement élevés et les nouvelles de bonne augure mais force est de constater que les marchés boursiers ne sont pas dans l’instant présent, mais dans les perspectives. Or, quand une société attendue au tournant, publie des résultats meilleurs que les plus hautes estimations, il se puisse que les opérateurs abaissent les perspectives de nouvelles surprises à venir. La situation actuelle permet d’émettre cette hypothèse car c’est un scénario que l’action Apple a déjà connu en 2012. A cette époque, un engouement exacerbé était palpable, tout le monde attendait des chiffres mirobolants et le groupe les a surpassé. Pourtant, cela n’a pas empêché l’action de passer de 100 à 60 dans les mois qui suivirent. Nous ne sommes donc pas à l’abri, d’une hypothétique respiration du titre, pour les mêmes raisons. Que nous disent les graphiques ? A long terme, l’action Apple a réalisé un parcours anthologique. On constate désormais que les indicateurs sont en surachat, les cours très éloignés des moyennes mobiles et l’objectif théorique de report de la hausse 30 - 100 au point bas de 2013 (55 USD) a été atteint à 130 USD. En d’autres termes, pas de signal de vente, mais il est possible que le ciel empêche les branches de l’arbre d’aller beaucoup plus haut. A plus court terme, les cours réalisent un double échec sous les 135 USD laissant penser qu’un double top pourrait être en formation. En d’autres termes, soit la tendance reprend ses droits et les cours passent les plus hauts historiques vers les 150 USD objectif du report du range 120-135, soit le support des 120/121 seuil de la MM20 jour est rompu, auquel cas l’objectif théorique du double top ressort sous 110 USD. Cela serait alors la première alerte baissière tangible sur le titre, et il faudrait alors constater ou non la propagation de ce signal aux unités de temps supérieures. Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets Suivez moi sur Twitter : @NCheron_CMC Egalement @CMCMarkets_FR Clients et lecteurs, n’hésitez pas à nous faire des retours sur les analyses publiées, directement sur gestionclients@cmcmarkets.frCe commentaire présente un caractère purement informatif et ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente d’instruments financiers. CMC Markets ne saurait être tenu responsable quant à l'exactitude, la fiabilité, l'exhaustivité ou la pertinence de ces informations ou données.Les observations, analyses et conclusions qui en résultent sont basées sur des données graphiques de CMC Markets et non sur des données relatives aux instruments sous-jacents réels. L’utilisation de données graphiques a des limites et l’analyse technique n’est pas une science exacte. Nous vous recommandons d’utiliser ces données en complément d’autres supports/facteurs lors de votre prise décision de d’achat ou de vente. N’oubliez pas que les CFD présentent un caractère hautement spéculatif et qu’il est possible de perdre un montant supérieur au capital investi. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.