Les activités de trading permettent de spéculer sur la hausse ou la baisse d’un très grand nombre d’actifs financiers, mais sur le marché des matières premières, un actif séduit la majorité des spéculateurs. Cet actif roi, c’est le pétrole.

Que l’on souhaite le trader directement, ou simplement s’en servir d’indicateur pour une analyse de l’environnement économique et boursier, il est nécessaire de prendre le temps de comprendre en détails le fonctionnement du marché de l’or noir.

Le baril comme unité de mesure

Dans les années 1860-1870, les exploitants pétroliers utilisaient des barils issus de l’industrie de la pêche ou des spiritueux comme unité de stockage et de transport. Expédiés par train ou par bateau, les premiers barils de pétrole avaient une capacité de stockage susceptible de varier de 30 à 50 gallons américains, soit l’équivalent de 110 à 190 litres.

Dans les premières années les barils de bois destinés au transport du whiskey et du sel d’une contenance de 40 gallons s’imposèrent comme la première référence du marché du pétrole. Cependant, les fuites et l’évaporation d’une partie de la marchandise contraignirent les exploitants à rehausser la capacité des barils expédiés de 5% afin qu’ils arrivent à destination avec la quantité de pétrole commandée par le client. À l’origine utilisé pour le commerce des harengs, le baril en chêne de 42 gallons s’imposa donc peu à peu comme la nouvelle référence.

Aujourd’hui, bien que les industriels ne fassent plus appel à des barils en bois, l’équivalence est restée la même. Un baril de pétrole équivaut à 42 gallons américains, soit 158,987 294 928 litres.

Pour l’anecdote, l’abréviation « bbl » utilisée pour le baril proviendrait de la couleur bleue des barils (« blue barrels ») commercialisés par la Standard Oil of California à la fin du XIXème siècle.

Les marchés du pétrole

Cotés 24h/24h, les prix du pétrole se forment sur deux marchés : l’ICE (Londres) et le NYMEX (New York).

Le pétrole brut, Crude Oil Brent en anglais, correspond à l’état naturel du pétrole. Cette matière première est ensuite transformée afin de produire toute une gamme de carburants liquides (fioul, gazole) et de dérivés chimiques. Les différentes dénominations rencontrées sur le marché de l’or noir dépendent donc principalement de la densité de la matière première, premier critère de qualité du pétrole.

En Europe, pour des raisons de proximité géographique, les investisseurs auront tendance à se référer au Brent de la mer du nord ou à l’Arabian Light produit au Moyen-Orient. Outre-Atlantique en revanche, les investisseurs préfèreront se référer au West Texas Intermediate (Pétrole WTI).

Quelle que soit l’origine de la matière première, les prix indiqués sur ces différents marchés prennent en compte le coût Free On Board (FOB), le coût de transport, le coût d’assurance, et les coûts de raffinage. Mais au-delà des différents types de pétrole, il est important pour un investisseur de comprendre les différences entre marché au comptant et marché à terme.

En effet, pour chaque type de pétrole, votre intermédiaire financier pourra vous proposer le prix spot, mais également le prix des contrats à terme à 1 mois, 3 mois, 6 mois, ou plus. Pour trader le marché du pétrole, CMC Markets vous offre l’accès aux CFD à risque limité rattachés au Pétrole (Pétrole Brut Brent, Pétrole US Brut léger, Essence, et Fioul).

Institutions pétrolières et principaux pays exportateurs

Au vu de l’importance stratégique liée à l’approvisionnement en hydrocarbures, les pays producteurs et consommateurs de pétrole ont mis en place plusieurs institutions chargées de réguler la production de pétrole.

Fondée en 1960 par l’Irak, le Venezuela, l’Arabie saoudite, le Koweït et l’Iran, l’Organisation des Pays Exportateurs de Pé trole (OPEP) compte aujourd’hui 14 pays membres. En 2017, les premières places du classement des pays producteurs de pétrole ont pourtant été récupérées par les États-Unis et la Russie, deux puissances mondiales n’appartenant pas à l’OPEP.

D’autres organisations telles que l’Agence internationale de l’énergie ou l’OCDE jouent également un rôle de premier plan dans la défense des intérêts des pays consommateurs de pétrole.

Le pic pétrolier

L’expression « pic pétrolier » (peak oil en anglais) désigne le sommet de la courbe de production pétrolière. Dans les années 1950, le géologue Marion King Hubbert avait anticipé avec justesse le pic de production de l’industrie pétrolière américaine. Cet exercice de prédiction anime depuis les débats autour de l’évolution des capacités de production et des prix du pétrole. D’après l’Agence Internationale de l’Énergie, le pic pétrolier mondial aurait été atteint en 2006, les capacités de production du pétrole devraient donc diminuer peu à peu, ce qui, en l’absence de substitut, pourrait entrainer une hausse des prix de l’or noir.