Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets France « Volumes » De nombreuses raisons font que les volumes sont amoindris sur tous les marchés. L’incertitude mène à l’attentisme qui mène à la léthargie. Sans catalyseurs, les investisseurs ne souhaitent pas prendre de positions directionnelles ce qui entraîne une chute des volumes sur indices et actions. Sur le marché obligataire, Solva II contraint les assureurs à réduire leurs positions, le manque de liquidité élargit les spreads, rendant moins attractif les opérations de trading, enfin la hausse du nombre d’émissions amoindrit le nombre d’opérateurs susceptibles d’être intéressés.En conséquence, les marchés sont atones mais des décalages peuvent intervenir violemment à tout moment, la prudence semble de mise. « Liquidity or not liquidity » Suite au rebond des indices démarré jeudi dernier leurs cours se sont approché de résistances de taille entre hier et ce matin, du Nikkei au Dow Jones en passant par le CAC40. Or, sans catalyseurs ni volumes, les vendeurs reprennent la main à court terme, les opérateurs prennent des bénéfices avant la BCE de jeudi, le suspense est désormais à son comble. Les marchés sont plus que jamais suspendus aux dires des banques centrales et les investisseurs semblent médusés en attendant le prochain rendez-vous. Est-ce que Mario Draghi va considérer l’inflation faible ou le niveau de liquidité du marché obligataire, va-t-il être positif sur l’avenir, souhaitera-t-il nous en dire plus sur une augmentation du programme actuellement en place, attendra-t-il l’anniversaire de 1 an du QE pour agir, difficile à dire. A priori, étant donné le niveau d’inflation core proche des 1% et les récents dires de Noyer sur le fait que le programme en place était bien calibré, certains analystes dont je fais partie estiment que Mr Draghi pourrait botter en touche jeudi, laissant les investisseurs à leur sort. Une telle décision entraînerait sûrement un repli plus prononcé des indices vers des supports journaliers. Néanmoins, ce serait potentiellement reculer pour mieux sauter, car si Draghi ne l’annonce pas cette fois-ci, cela sera très certainement le cas prochainement, d’autant plus si la paire EURUSD venait à se rapprocher des 1.20. Quant au CAC40, l’indice français bloque toujours sous les 4740 et pourrait donc se replier vers ses supports. A court terme, les 4660 plus hauts en clôture de septembre pourraient être rejoints. Si la respiration devait être plus profonde les seuils suivants se situeraient à 4620 (MM50 jour ancienne résistance désormais support) puis les 4600, seuil psychologique et proximité de la MM20 jour. Suivez moi sur Twitter : @NCheron_CMC - Egalement @CMCMarkets_FR Clients et lecteurs, n’hésitez pas à nous faire des retours sur les analyses publiées, directement sur gestionclients@cmcmarkets.fr