Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets Depuis le 15 juillet dernier, les investisseurs semblent avoir déserté les marchés, les volumes de transaction sont en baisse sur les actions US, la volatilité retrouve des plus bas de 30 ans, ainsi l’indice directeur américain n’a pas décalé de plus de 1% en une séance. Force est de constater que la tendance reste haussière sur toutes les unités de temps (mensuelles, hebdomadaires et journalières) et alors que des investisseurs doutent de la pérennité du mouvement, d’autres en profitent largement (l’indice ayant gagné 10% depuis le mardi 28 juin). Voici quelques-unes des raisons qui ont engendré cette hausse récemment : - Le risque politique a fait privilégier les actions américaines aux actions européennes - Les résultats des sociétés US ont été supérieurs aux attentes dans plus de 75% des sociétés - Les USA sont le seul pays en passe de peut-être monter ses taux grâce à une économie jugée solide par la réserve fédérale américaine - L’indice US est l’un des des indices mondiaux les plus résilients À la question « le S&P 500 peut-il continuer de monter ? » la réponse est extrêmement simple. En effet, en l’absence de signal baissier journalier, le S&P 500 peut continuer sa course, que les fondamentaux soient ou non en soutien, les banquiers centraux administrant désormais les marchés financiers. Néanmoins, l’étude des graphiques nous permettra de définir des seuils d’alertes, au-dessous desquels les vendeurs pourraient potentiellement reprendre la main. Évolution du CFD sur le S&P 500 – Données journalières Source : CMC Markets, Plateforme Next Generation au 16/08/2016. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Graphiquement, en données journalières, l’indice américain est enfermé dans une figure d’élargissement à angle droit. Cette figure est constituée d’une résistance oblique haussière et d’un support horizontal entre lesquels il faudra au minimum 2 oscillations afin de valider la configuration. L’objectif de la figure est le report de la hauteur de cette dernière à son point de cassure (ici 35 points). À la hausse, les 2193 font résistance, borne au-dessus de laquelle les 2227 pourraient être envisagés. À la baisse, sous les 2158, ce sont les anciens plus hauts historiques à 2137 voire les anciens plus hauts de mai à 2120/25 qui seraient alors potentiellement revus. Entre ces deux bornes, l’indécision perdurerait. Enfin, à très court terme, la moyenne mobile à 2175 points fait théoriquement support, puisque testée favorablement à de nombreuses reprises. Autrement dit, seule une rupture de ce soutien dynamique ferait douter de la force acheteuse.