Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets France La presse, les sites internet, Twitter, les informations données par les courtiers, tous ces canaux d’information doivent vous permettre de prendre le pouls du marché, la température, c’est ce qu’on appelle le sentiment de marché. Evidemment, ce facteur doit être pris en compte parmi tant d’autres que sont les publications macroéconomiques, d’entreprises, l’analyse technique etc. Je vous parle de cela car avec la multitude d’informations auxquelles nous avons accès, voire la surinformation, il est facile de se laisser piéger par la facilité de suivre la masse. Rappelons-nous le vote Grec, attendu positif et ressorti largement négatif contre toute attente. Au sujet de la Grèce justement, il était légitime de penser que la résolution de ce dossier à court terme était une bonne raison pour les indices afin de normaliser la situation, en remontant «en direction » de leurs plus hauts. Toutefois, après 2 semaines de rebond et plus de 10% de repris sur les principaux indices, on pouvait ressentir un consensus haussier très fort, il n’y avait plus de risque baissier, on allait inscrire de nouveaux records annuels sans respiration, en plein mois de juillet (le pire en terme de performance moyenne sur 100 ans), en période estivale (généralement neutre ou avec des accidents baissiers). L’indice Italien est souvent révélateur d’un sentiment extrême que ce soit à la baisse, lors de phase de chute entrainant volatilité et violents contrepieds, ou de phase de hausse voire d’euphorie comme lundi dernier avec l’inscription de nouveaux records annuels alors que DAX et SP500 ne suivaient pas. Résultat : échec sous résistance et retour sur terre. La semaine passée, le géant à la pomme Apple publiait. On nous expliquait que ne pas avoir du Apple était une hérésie, que cette société est un des plus beaux titres de l’histoire, qu’elle a du cash à ne plus savoir qu’en faire, que le consensus a été battu 37 fois sur 40 et qu’évidemment, il allait en être de même. Résultat : -8% à l’ouverture. Car le fait qu’Apple soit une superbe réussite n’est absolument pas la question. La question était : le groupe peut-il faire mieux qu’excellent alors que les attentes sont un dépassement de l’excellence elle-même. J’en ai notamment parlé dans mon dernier point sur les titres américains. Dernier exemple en date, la paire la plus traitée au monde EURUSD. J’écrivais la semaine dernière « Ne pas vendre la peau du taureau sur support » suite au test positif de la monnaie unique sur les 1.08. En effet, le consensus était particulièrement haussier sur le dollar alors que ce dernier faisait face à une zone de résistance de taille. De plus, la FED a beau dire qu’elle va remonter ses taux, les FED Funds reculent peu à peu et laissent entrevoir une hausse de taux en décembre 2015, disons tout simplement 2016 pour être honnête. Autrement dit, pas de raison que la paire EURUSD aille à la casse. Dernier indice, les particuliers étaient passés majoritairement vendeurs, entre 1.10 et 1.08, en fin de course. Le contrepied ne s’est pas fait attendre et s’amplifie encore ce matin. Au sujet du sentiment de marché, le sentiment client disponible dans la plateforme CMC Markets peut vous "aiguiller". En voici une copie d'écran pour exemple : Suivez moi sur Twitter : @NCheron_CMC Egalement @CMCMarkets_FR Clients et lecteurs, n’hésitez pas à nous faire des retours sur les analyses publiées, directement sur gestionclients@cmcmarkets.fr