Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets France La date du 30 juin a raisonné pendant près d’un mois, l’échéance est passée, il ne s’est rien passé. Effectivement, la Grèce n’a pas encore fait défaut sur sa dette publique, elle n’a simplement pas honoré une échéance du FMI qui engendre le démarrage d’une procédure de retard de paiement par Christine Lagarde. La situation est donc tendue mais pas inextricable. La prochaine échéance par contre, le 20 juillet, aura son importance, car la Grèce devra payer 3.5 milliards d’euros à la Banque Centrale Européenne (BCE). D’ici là, un référendum aura théoriquement lieu, afin de savoir si le peuple grec souhaite ou non accepter la proposition des créanciers sur le sort de leurs finances. Le plus choquant depuis hier est que l’administration Tsipras semble vouloir renouer le dialogue. Des propositions sont apparemment de nouveau sur la table, les négociations pourraient reprendre, la situation s’améliorer, mais rien y fait, Angela Merkel bloque. A croire que les allemands ont pris la mouche lorsque les Grecs sont sortis de la table des négociations…à laquelle ils ne souhaitent désormais revenir qu’après le référendum. De nombreux tableaux sur les plans 1, B, C, X, de la Grèce fusent sur les réseaux, mais le soucis n’est pas ici d’ordre technique, mais politique. Il s’agit d’un jeu de poker menteur, qui impacte négativement les deux camps. La Grèce joue un jeu dangereux au bord du précipice mettant sa population en danger à l’aube de la période estivale, capitale pour l’économie, avec des retraits plafonnés à 60 Euros ; les Européens ne font aucune concession ce qui fait souffrir les indices boursiers et donc de nombreux investisseurs. Résultat : tout le monde y perd. Des marchés volatils +3% lundi 22 juin, -3.5% lundi 29 juin, vous l’aurez compris, les marchés sont tendus. Dans pareille situation on peut faire plusieurs choses pour se protéger : rester hors marchés, être moins investi que d’habitude, éviter l’over-week end et l’over-night (garder une position pendant le week end ou du jour au lendemain) car le terrain est occupé par les traders de court terme avec des mouvements puissants et violents, au gré des rumeurs. L’adage boursier "on achète la rumeur et on vend la nouvelle" n’a jamais été autant de rigueur sur ces marchés. A chaque fois que le marché se fait peur et perd 5% les fonds profitent des « trous d’air » pour renforcer leurs positions dans un marché pour l’instant haussier. A l’inverse, quand les indices approchent de résistances s’adjugeant +3% à +5% en 24H les traders sortent rapidement car ils savent qu’aucun deal n’est faisable aisément d’une minute à l’autre. Indices boursiers Nous avions constaté en début de semaine que les supports tenaient sur les indices, que l’aversion au risque était présente mais pas à un point de potentielle « capitulation ». En effet, tout comme il y a deux semaines, le DAX a touché la zone des 10850 points et il a rebondi, de plus de 3%. Traduction : plus de peur que de mal. Les bornes sont clairement définies, support horizontal à 10800/850, MM20 pivot dynamique à 11200, le haut de canal en résistance à 11450. EURUSD : toujours sous pression, inversement corrélé aux indices, la paire consolide vers son bas de canal et pivot à 1.107. USDCAD : aidé par un pétrole neutre et de bons chiffres US, la paire sort de son triangle Blé : 30% de hausse et une oblique moyen terme touchée…respiration? Sur les matières premières en général je vous invite à lire mon dernier point point complet en cliquant ici. Suivez moi sur Twitter : @NCheron_CMC Egalement @CMCMarkets_FR Clients et lecteurs, n’hésitez pas à nous faire des retours sur les analyses publiées, directement sur gestionclients@cmcmarkets.fr